Publié le 29/05/2019 à 14:45 / Jean-Marc Emprin

Prédation



photo d'archives. Des mesures supplémentaires sont prises par le gouvernement mais les syndicats agricoles (FNSEA, Confédération paysanne)  les trouvent insuffisantes.

Le gouvernement a présenté une série de mesures complétant le plan loup lors du Groupe national loup, qui s'est tenu le 28 mai à Lyon. Comme attendu, le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes (coordonnateur pour le loup) a annoncé le relèvement du plafond de prélèvement à 17% de la population de prédateurs, contre 10 auparavant.

Les mesures de protection (bergers, chiens, clôtures) seront renforcées « notamment dans les foyers d'attaque, où se concentrent la majorité de la prédation », d'après un communiqué. Les éleveurs de ces zones bénéficieront de tirs de défense « plus adaptés » et de l'aide au gardiennage « sans restriction ».

Autres annonces : des montants d'indemnisations « revalorisés » et des formalités administratives « unifiées » (financement des mesures de protection et autorisations de tir de défense). L'atteinte du seuil de 500 loups (seuil de viabilité de l'espèce) devrait être « officiellement confirmée par l'ONCFS bien plus tôt qu'attendu, dès 2019 ». Dans un communiqué envoyé avant la fin de la réunion, le Caf loup (FNSEA et associations spécialisées, JA, APCA) « décerne un carton rouge au gouvernement » pour cette « énième réunion (...) qui s'achève sans apporter de réelles réponses ». Même insatisfaction à la Conf', dont le nouveau porte-parole Nicolas Girod, estime que les mesures « ne suffiront pas à répondre à tous les besoins ».

 

Source Agrafil

Mots clés : DEGATS PREDATION 500 LOUPS DOSSIER LOUP
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