Publié le 28/06/2019 à 09:25 / Isabelle Doucet

Tourisme vert

Dans le Sud-Grésivaudan, il y a les incontournables qui dessinent un triangle entre la grotte de Choranche, le Grand séchoir et Saint-Antoine-l'Abbaye et quelques découvertes, hors des sentiers battus.

Dans le Sud-Grésivaudan, les gorges de la Bourne sont une des portes d'entrée du Vercors.

 « Bien entendu, il y a les grands classiques, la grotte de Choranche et le village de Saint-Antoine-l'Abbaye, mais je conseille aussi de petites balades, d'une demi-heure ou de deux heures dans les bois autour de chez nous », avance Rolland Chaléat, propriétaire du gîte Les Fées du Néron à Izeron.

La liste des sites touristiques du Sud-Grésivaudan est longue, mais il est tout aussi agréable d'oser un pas de côté, versant Vercors ou Chambaran ou en bord d'Isère.

Rolland Chaléat fait ainsi découvrir à ses hôtes un élevage de cerfs voisin et quelques sentiers balisés alentours.

Ce double actif possède une noyeraie et présente volontier le matériel de la culture de la noix, ancien séchoir ou gaules et nouvelle ramasseuse. « Je leur conseille de visiter le Grand séchoir à Vinay », ajoute-t-il.

Raconter une histoire

« Il faut arriver à détecter les besoins des personnes qui viennent en vacances », décrypte Rolland Chaléat. Et le secteur offre cette immense palette entre sites incontournables, petites balades ou farniente.

« Nous recevons beaucoup de gens du Nord et de l'Est de la France qui viennent ici pour visiter et ne pas se serrer sur la côte d'Azur en s'épargnant beaucoup de route », remarque le propriétaire de gîte.

Sur place, les clients se laissent charmer par la piscine et le cadre champêtre. « La plupart apprécient de visiter la ferme. Les enfants aiment bien la basse-cour et venir ramasser des œufs, donner à manger aux lapins. Il y a un échange. Surtout, ce qui plaît beaucoup, c'est de raconter une histoire, comme celle de la source qui coule à la ferme et dont le captage date de 1890 », confie le propriétaire du gîte.

 

Le Gîte des Fées du Néron au cœur des grands sites touristiques et des petites balades.

 

Pour le reste, les familles qu'il accueille en été dans cette ancienne ferme rénovée en 2001 sont déjà très bien renseignées sur les attractions de la région.

Et s'ils partent un tantinet indifférents visiter la grotte de Choranche au prétexte que toutes les cavernes se ressemblent, ils en reviennent toujours sous le charme, jurant qu'il s'agit de la plus belle d'Europe.

« Nous sommes fiers dans ce territoire d'avoir des sites emblématiques dont les hébergeurs peuvent s'accaparer », soutient Laurent Garnier, le dirigeant de la grotte de Choranche, mais aussi des grottes du Thaïs à Saint-Nazaire-en-Royans, des Fontaines prétrifiantes et du bateau à roue à La Sône. L'ensemble, baptisé Visites nature Vercors, a accueilli 228 000 visiteurs en 2018.

Laurent Garnier est également vice-président des deux offices de tourisme, Vercors-Drôme et Saint-Marcellin.

Chéquier Vercors

« Nous ne souhaitons pas vivre en autonomie, mais être le plus ouvert possible sur les autres. Nous avons des partenariats avec le musée de l'eau à Pont-en-Royans et le village de Saint-Antoine-l'Abbaye », explique l'opérateur touristique.

Il cite l'exemple du chéquier Vercors, qui réunit sept sites partenaires et fait bénéficier d'une réduction d'un euro sur chaque visite aux clients des hébergeurs.

« Nous travaillons avec les hébergeurs du secteur, mais pas suffisamment. Au niveau local, ils connaissent très bien le territoire et sont prescripteurs. En 2018, nous avons organisé un Eductour et reçu 300 hébergeurs en six journées », explique Laurent Garnier.

Visites nature Vercors lance cette année un espace pro qui permet aux hébergeurs d'acheter un billet pour leurs clients à un tarif préférentiel. « D'autant que nous sommes souvent complet en saison et qu'il vaut mieux réserver », rappelle le dirigeant.

Il annonce également que les Fontaines pétrifiantes ont reçu le label de Jardin remarquable en 2018.

Le site, qui accueille 52 000 visiteurs par an, fête cette année ses 25 ans. « A cette occasion, la jardinière du site reprendra toute les installations les plus marquantes de ces dernières années. Les gens sont très surpris car les jardins sont étonnants et intéressent un public varié : ceux qui recherchent le calme, les spécialistes des fleurs et des plantes, ceux qui aiment cheminer à travers des volumes... », glisse encore Laurent Garnier.

Aux beaux jours, petits ou grands, ces sites sont autant de hâvres de fraîcheur.

Isabelle Doucet

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