Publié le 17/03/2020 à 16:50 / Marianne Boileve

Viande

Si la situation est actuellement bonne en raison d'une forte demande, elle pourrait rapidement se dégrader, une fois les congélateurs des consommateurs pleins.

Le confinement lié au coronavirus entraîne une forte demande en viande et, pour l'instant, peu de perturbations dans les abattoirs.

« A ce jour, l'activité est très bonne avec une forte demande en produits frais et congelés, comme les poulets congelés et les steaks hachés », explique Paul Rouche, directeur délégué de Culture viande (industriels), interrogé par Agra Presse le 16 mars. Une situation qui pourrait toutefois rapidement se dégrader, prévient-il, notamment en raison du « syndrome du congélateur plein » (baisse des achats après une période de stockage dans les foyers).

Restauration

Le responsable de Culture viande alerte aussi sur la situation « très compliquée » des entreprises livrant à la restauration, qui représente selon lui « 20 à 22% de l'activité » du secteur.

Absentéisme

Interrogé sur l'impact de l'absentéisme des salariés lié à l'épidémie de coronavirus, Paul Rouche estime que les abattoirs « ne sont pas encore pénalisés ». « En cas de confinement généralisé (si les salariés ne pouvaient pas se rendre à leur travail, NDLR), l'activité des abattoirs risquerait d'être pénalisée », nuance-t-il, ajoutant que « si les abattoirs ralentissaient la cadence, ce serait une catastrophe, surtout en porc ».

Source : Agrafil

 

Alimentation animale : livrer les élevages, « une priorité » pour les fabricants

En lien avec les pouvoirs publics, le Snia (fabricants d'alimentation animale) est en train « d'identifier les besoins » des industriels afin de « participer à notre niveau à la continuité de la chaîne de production alimentaire », indique le syndicat à Agra Presse le 16 mars.
Ce travail s'appuie notamment sur une « cellule de suivi (…) mise en place par le secteur pour suivre l’évolution de la situation, identifier les difficultés et les besoins », d'après un communiqué du même jour. « Assurer les livraisons d’aliments en élevages est une priorité », insiste le syndicat.
Accès aux matières premières
D'après le directeur du Snia, Stéphane Radet, les principaux enjeux pour le secteur sont « d'avoir accès aux matières premières, de pouvoir fabriquer et de pouvoir livrer ». Le Snia a « des demandes très précises pour plus de flexibilité en termes de transport et d'horaires de travail », précise-t-il à Agra Presse.
Par ailleurs, l'assemblée générale du Snia, prévue les 2 et 3 avril à Metz, est annulée. Ses adhérents participeront le 2 juillet à une réunion statutaire qui « sera l’occasion de définir les orientations stratégiques»
Mots clés : PRODUITS FRAIS STOCKAGE CONFINEMENT CORONAVIRUS STEAKS HACHÉS POULET CONGELE ABSENTEISME
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