Publié le 27/05/2020 à 10:05 / Isabelle Brenguier

Glyphosate



Une enquête du CTIFL sur le désherbage en cultures fruitières montre que les alternatives au glyphosate se heurtent à des « verrous technico-économiques ».

Une enquête du CTIFL (centre technique) sur le désherbage en cultures fruitières montre que les alternatives au glyphosate se heurtent à des « verrous technico-économiques ».

« Si des solutions techniques alternatives au désherbage chimique existent, elles ne sont pas encore adoptables par tous les arboriculteurs », indique-t-il dans un communiqué le 26 mai montrant des impasses pour certaines situations ou espèces.

La tonte des lignes de plantation et le travail mécanique du sol restent les deux seules méthodes appliquées, selon le CTIFL.

Elles connaissent des « impasses techniques », parfois insurmontables.

Des impacts économiques sont aussi relevés.

Le désherbage mécanique entraîne des pertes de rendement, chiffrées à 840 €/ha (10 % de pertes) à 3 680 €/ha (20 % de pertes) pour la pomme ; 1 600 €/ha à 3 200 €/ha pour l'abricot ; 587 €/ha à 1 173 €/ha pour la noix.

Des charges supplémentaires apparaissent : 62 €/ha/an à 206 €/ha/an pour la tonte des rangs de plantation ; 193 €/ha/an à 470 €/ha /an pour le travail du sol.

Ces deux alternatives présentent des risques en matière d'adventices, de nuisibles.

Par ailleurs, les ressources en main d'oeuvre qualifiée, le parc matériel existant ressortent comme des facteurs limitants.

Source : Agra
Mots clés : ARBORICULTURE CTIFL GLYPHOSATE DESHERBAGE MECANIQUE DESHERBAGE CULTURES FRUITIERES INTERCULTURES
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