Publié le 13/10/2020 à 11:20 / Marianne Boileve

Bovin viande

Les éleveurs dénoncent une baisse des cours décorrélée des réalités du marché, car la demande européenne est forte, notamment en Italie.

Le Berceau des races à viande du Massif central appelle à retenir les broutards en ferme face aux prix « inacceptables ».

Dans un contexte de baisse persistante des prix, le Berceau des races à viande du Massif central (Brav) appelle les éleveurs à « retenir au maximum les broutards en ferme », indique un communiqué le 12 octobre. D'après le Berceau (qui regroupe 22 départements), « depuis des semaines, un éleveur perd 150 euros par animal vendu ». En moyenne, les broutards partent actuellement à 2,83 euros/kg, affirme le Brav, bien en dessous de « l'indicateur du coût de production national » (3,25 euros/kg).

Demande italienne

Une baisse « incompréhensible et inacceptable », « totalement décorrélée des réalités du marché », estiment les éleveurs, pour qui « la demande du marché européen est là ». En particulier, « les exports vers l'Italie (première destination des broutards français, NDLR) sont stables par rapport à 2019 ». En cumul depuis le début 2020, ils se situent à -1% par rapport à 2019, selon la DGAL (ministère de l'Agriculture) et les Douanes. « Les Italiens ont besoin de rentrer des bêtes » pour les engraisser, avance Michel Joly, président de la Fédération régionale bovine de Bourgogne-Franche-Comté. « En plus, ils ont des méthaniseurs à faire tourner et ils ne peuvent pas attendre un mois », estime-t-il dans un communiqué de la FDSEA de Saône-et-Loire.

Source : Agrafil

Mots clés : COUT DE PRODUCTION ENGRAISSEMENT BRAV EXPORT ITALIE MICHEL JOLY FRB BOURGOGNE FRANCHE COMTÉ
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