ENSEIGNEMENT
Draaf Auvergne-Rhône-Alpes : une rentrée qui se conjugue au féminin

Le vendredi 3 septembre, la DRAAF et les partenaires de l'enseignement agricole régional étaient réunis à l'EPLEFPA du Velay à Yssingeaux à l'occasion de la rentrée scolaire 2021. L'occasion de donner la parole tant aux représentants de la Draaf qu'aux premiers concernés : les étudiants.

Draaf Auvergne-Rhône-Alpes : une rentrée qui se conjugue au féminin
Les professionnels du monde de l’enseignement agricole régional réunis en Haute-Loire le 3 septembre dernier. ©Véronique Gruber

En cette période de rentrée scolaire, la Draaf Auvergne-Rhône-Alpes organisait comme chaque année une rencontre dans un établissement scolaire avec l'ensemble des partenaires de l'enseignement agricole régional. Cette année, ce temps d'échange se déroulait à Yssingeaux en Haute-Loire, dans les locaux de l'EPLEFPA du Velay - lycée George Sand. Et pour mettre à l'honneur l'enseignement agricole, quatre intervenantes ont tour à tour pris la parole. Une présence féminine symbolique mais qui montre que les femmes ont plus que jamais leur place dans l'enseignement agricole (46 % des apprenants sont des filles) et dans les filières agricoles.

Hausse historique du nombre des apprentis

Nathalie Prudon-Desgouttes, directrice régionale adjointe à la Draaf chargée de l'enseignement agricole, a tenu à rappeler l'importance de ce système éducatif qui regroupe dans notre région 118 établissements : "L'enseignement technique agricole conforte son attractivité avec une progression globale de ses effectifs scolaires de près de 5 %, comptant 24 500 élèves et étudiants, et une hausse historique de plus de 20 % pour les apprentis qui sont plus de 5 000". Et d'ajouter : "Un tiers des élèves se trouve dans l'enseignement agricole public, un tiers dans l'enseignement privé catholique et un dernier tiers dans les MFR". La directrice adjointe de la Draaf a ensuite rappelé l'étendue des possibilités de métiers offertes par les formations de l'enseignement agricole tout en précisant que "40 % des apprenants sont inscrits dans les champs professionnels de la production, de la transformation et de la commercialisation, 15 % dans le secteur des services aux personnes et aux territoires et 20 % dans l'aménagement de l'espace et la protection de l'environnement". Des formations qui de surcroît montrent leur "capacité à évoluer en réponse aux attentes de la société et des professionnels de nos secteurs, accordant par exemple une place importante à la souveraineté alimentaire, au renouvellement générationnel et à l'accompagnement des transitions".

Une féminisation du métier d'agriculteur

La parole a ensuite été donnée à la vice-présidente du conseil régional en charge de l'éducation et des lycées, Florence Dubessy. Cette dernière a renouvelé tout le soutien de la Région pour l'enseignement agricole, précisant que le dernier plan Marshall avait fléché 220 millions d'euros pour la rénovation des lycées. La présidente des Jeunes agriculteurs de Haute-Loire, Laurine Rousset, fut également conviée à s'exprimer. L'agricultrice aujourd'hui installée en Gaec avec sa mère est diplômée d'une licence en agronomie, droit et gestion qui l'a conduite à occuper les fonctions d'enseignante et de formatrice en lycée agricole. Laurine Rousset s'est félicitée de la présence de trois lycées agricoles en Haute-Loire et a tenu à souligner le rôle important de la formation des jeunes dans le parcours à l'installation : "Le formateur et l'enseignant doivent être justes, explicites et faire abstraction de leur point de vue personnel". Elle a par ailleurs confirmé la féminisation du métier d'agriculteur et la Haute-Loire compte aujourd’hui parmi les départements de tête en la matière avec 46 % de femmes cheffes d'exploitation contre seulement 25 % au niveau national. "L'installation se porte bien en Haute-Loire avec déjà 50 installations aidées au mois de juillet et 75 installations attendus pour l'année contre (65 l'an dernier). La formation que vous apportez est valorisante et le jeune en tire bien profit", a-t-elle ajouté. Exemple de cette réussite, Mathilde Thierry, étudiante en deuxième année de BTS développement et animation des territoires ruraux au lycée George Sand, a tenu à mettre en avant sa formation : "Elle correspond à mes valeurs, à mes envies de développer et de valoriser le territoire et elle me permet de découvrir tous les rouages de l'agriculture". Bien décidée à s'installer à la suite de son cursus, elle a terminé son intervention par une note d’espoir : "Nous (les femmes) avons tout autant notre place que les hommes en agriculture !".

Véronique Gruber

Mathilde Thierry, étudiante
Mathilde Thierry a témoigné de son expérience d’étudiante en production horticole. ©Véronique Gruber