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50 ans de syndicalisme au féminin

Engagement / Annie-Noëlle Coudurier, le syndicalisme chevillé au corps, siège désormais à la Section nationale des anciens exploitants agricole (SNAE) et revient sur ses années d’engagement au féminin.

Par Isabelle Doucet
50 ans de syndicalisme au féminin
© ID TD
Annie-Noëlle Courdurier, siège désormais à la Section nationale des anciens exploitants agricoles.

Elle appelait ses brebis « mes filles », mais les derniers moutons ont définitivement quitté l’exploitation familiale de Colombe il y a deux ans, lorsque le mari d’Annie-Noëlle Coudurier a eu des problèmes de santé. « J’ai pris ma retraite à 62 ans », explique-t-elle, sans pour autant avoir décroché du syndicalisme. C’était en 2012. Son fils a pris sa succession, faisant évoluer l’élevage ovin vers des bovins en pension et 80 ha de cultures. « Il a arrêté d’être double actif il y a un an et demi. Il a perdu de l’argent mais gagné en qualité de vie. » Elle est comme ça Annie-Noëlle Coudurier, elle parle des autres, de ceux qui l’entourent, sans en faire des tonnes sur ses cinquante années de syndicalisme à la FNSEA, la FRSEA ou la FNSEA.« Il conseillait cela à toutes les femmes »« Je ne venais pas de l’agriculture, mais du petit commerce. Puis j’ai été comptable. J’avais une paye et je cotisais pour ma retraite. Quand je suis arrivée en agriculture, c’était : tu bosses et tu n’as plus rien au bout. Puis le statut du conjoint collaborateur est arrivé. C’était une reconnaissance. Il fallait que toutes les...

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