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Isère

Des capteurs potentiellement utiles mais perfectibles

Contrôle de performances/Au vu des services que peuvent rendre les divers capteurs désormais à disposition des éleveurs, la révolution électronique de l'élevage se rapproche à petit pas.
Des capteurs potentiellement utiles mais perfectibles
Fidèle à sa mission de conseil technique et économique, le contrôle laitier de l'Isère a consacré la partie informative de sa dernière assemblée générale, le 16 mars à Coublevie, au thème des nouvelles technologies de l'information, qui commencent à révolutionner les pratiques d'élevages en alertant les éleveurs sur les besoins de leurs animaux. C'est David Saunier, chargé de mission au sein de France conseil élevage, la fédération nationale des organismes de contrôle de performances, qui a assuré cette présentation faisant écho aux projets du comité isérois en matière d'automatisation de la pesée et d'équipement des flacons d'échantillons en puces électroniques.
Ce dernier a d'abord rappelé l'utilité de ces outils embarqués sur les bêtes ou postés à des endroits stratégiques de l'exploitation (stabulation, salle de traite...) « pour s'adapter aux nouvelles conditions d'élevage : la taille des troupeaux augmente et la hausse de la productivité des cheptels accroît encore la charge de travail des éleveurs, qui doivent prêter une attention toute particulière aux animaux (du fait, par exemple, du raccourcissement des périodes de chaleurs) tout en ayant moins de temps pour les soins ».
Un bilan contrasté
Dans ce contexte, les différents outils mis à la disposition des éleveurs peuvent représenter une aide précieuse. Mais encore faut-il s'y retrouver dans une offre comprenant colliers, bagues, mais aussi bolus (des capteurs pouvant être placés dans la panse des ruminants)... Surtout qu'« il y a encore quelques années, la plupart de ces capteurs n'était pas qualifiés, c'est-à-dire que les algorithmes analysant les signaux captés (sons, mouvements, température...) n'étaient pas capables de repérer les faux positifs et que les éleveurs recevaient régulièrement des informations erronées », souligne David Saunier.
Ces difficultés techniques sont aujourd'hui largement contournées et l'électronique devrait se diffuser dans les élevages comme elle l'a fait dans la vie courante. Mais « beaucoup de questions (telles que celle de la propriété des données par exemple) restent en suspens et on ne pourra jamais tout interpréter », a conclu le technicien.
Cécile Fandos