Témoignage
« La formation m'a rassuré sur ma gestion de l'exploitation »
Francis Vial a suivi il y a quelques mois, la formation coûts de production. Les résultats lui ont permis de voir où se situait son exploitation et s'il était possible d'améliorer son revenu. Il raconte.
Installé en polyculture élevage depuis 2000 à Saint-Didier-de-la-Tour, Francis Vial a suivi récemment la formation coûts de production. « Je l'ai faite dans le cadre collectif, via un financement Vivea*. Mais, même si son coût n'avait pas été pris en charge, je l'aurais suivie. Pour nous, il est très important de connaître notre prix de revient du litre de lait, car nous voulions nous situer pour arriver à améliorer la situation », explique-t-il.
Une situation qui reste difficile, car « avec mon épouse Béatrice qui travaille avec moi, nous avons gagné en 2010, 8 000 euros pour deux. Soit 2,50 euros de l'heure. Il est important de maîtriser autant la partie gestion que la technique ». Avec une production de 300 tonnes de lait par an, et de 100 à 150 tonnes de céréales, l'exploitation a dû faire face à un changement : celui du démantèlement de l'URCVL (union régionale des coopératives de vente de lait). « Avant, j'adhérais à la coopérative de Morestel, et désormais, ma collecte a été reprise par la fruitière de Domessin. Le prix du lait a changé, et en mieux », assure ce chef d'exploitation.
Un aperçu de la situation
Mais, le prix des charges, lui, est toujours bien présent, et la formation est un bon moyen de voir si « nous devons continuer comme ça ou si nous pouvons nous améliorer pour dégager un meilleur revenu », précise-t-il. Après avoir fourni ses données comptables, Francis Vial a attendu avec impatience l'analyse chiffrée lui permettant de voir s'il est possible d'avoir des marges de progrès sur son revenu.
Un mois plus tard, les résultats lui ont été remis. « Avec à la clé, une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c'est que cela confirme que l'on travaille bien et nous rassure sur notre façon de gérer l'exploitation. Par contre, la mauvaise nouvelle est que nous avons peu de marges de manœuvre. Les charges sont déjà au plus bas, nous pouvons difficilement faire mieux », constate Francis Vial.
Il ajoute : « La formation est utile, car elle permet de trouver des pistes pour améliorer le revenu. L'augmentation du prix du lait est une des voies pour y arriver, mais il n'y a pas que ça. Connaître son prix de revient donne déjà un bon aperçu de notre situation ».
Lucile Ageron
*Vivea : fonds de formation de la profession agricole, pour les chefs d'exploitation.
Une situation qui reste difficile, car « avec mon épouse Béatrice qui travaille avec moi, nous avons gagné en 2010, 8 000 euros pour deux. Soit 2,50 euros de l'heure. Il est important de maîtriser autant la partie gestion que la technique ». Avec une production de 300 tonnes de lait par an, et de 100 à 150 tonnes de céréales, l'exploitation a dû faire face à un changement : celui du démantèlement de l'URCVL (union régionale des coopératives de vente de lait). « Avant, j'adhérais à la coopérative de Morestel, et désormais, ma collecte a été reprise par la fruitière de Domessin. Le prix du lait a changé, et en mieux », assure ce chef d'exploitation.
Un aperçu de la situation
Mais, le prix des charges, lui, est toujours bien présent, et la formation est un bon moyen de voir si « nous devons continuer comme ça ou si nous pouvons nous améliorer pour dégager un meilleur revenu », précise-t-il. Après avoir fourni ses données comptables, Francis Vial a attendu avec impatience l'analyse chiffrée lui permettant de voir s'il est possible d'avoir des marges de progrès sur son revenu.
Un mois plus tard, les résultats lui ont été remis. « Avec à la clé, une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c'est que cela confirme que l'on travaille bien et nous rassure sur notre façon de gérer l'exploitation. Par contre, la mauvaise nouvelle est que nous avons peu de marges de manœuvre. Les charges sont déjà au plus bas, nous pouvons difficilement faire mieux », constate Francis Vial.
Il ajoute : « La formation est utile, car elle permet de trouver des pistes pour améliorer le revenu. L'augmentation du prix du lait est une des voies pour y arriver, mais il n'y a pas que ça. Connaître son prix de revient donne déjà un bon aperçu de notre situation ».
*Vivea : fonds de formation de la profession agricole, pour les chefs d'exploitation.