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Mobilisation générale

Le Concours, vitrine d'un métier... et d'un territoire

A Biol, tout le monde se mobilise pour la grande fête de l'élevage, occasion unique de montrer au grand public les coulisses d'un territoire et d'une profession souvent méconnue.
Le Concours, vitrine d'un métier... et d'un territoire

« C'est bien plus qu'un gros comice ! » Chaque fois, les bénévoles qui en ont la charge font le même constat : le Concours départemental d'élevage, c'est du sérieux. Rodée à l'exercice, l'association des éleveurs de l'Isère, qui pilote l'organisation du concours lui-même, connaît bien son affaire et l'appréhende avec une certaine sérénité. Mais pour la structure qui accueille la manifestation, c'est une autre paire de manches. Cette année, c'est Festi'Biol, le comité des fêtes de Biol, qui s'occupe de la partie restauration et animation du grand rendez-vous départemental de l'élevage. « En 2001, nous avions organisé un comice qui avait super bien marché, évoque Denis Boiton, éleveur et président de Festi'Biol. Le concours, c'est un cran au-dessus. Mais nous avons une vingtaine d'associations et près de 200 bénévoles qui ont accepté de nous prêter main forte. » Denis est d'autant plus à l'aise qu'il sait qu'il peut compter sur les agriculteurs et les commerçants du village sans lesquels la logistique serait autrement compliquée.

Esprit d'entraide

Premier problème : trouver un terrain plat. Pas si simple sur une commune de 1 500 hectares tout en collines. A Biol-le-Haut, un petit groupe d'éleveurs va mettre à disposition huit hectares et a déjà modifié son assolement pour les besoins du concours. « Ça ne nous a pas bien gênés, confie l'un d'entre eux. On a mis le maïs ailleurs... » Cette petite réflexion, toute simple, en dit long sur l'esprit qui règne dans la commune. Un esprit d'entraide et de solidarité, que l'on retrouve aussi bien quand il s'agit de réaliser les ensilages que d'organiser un gros événement. Heureusement car, pour le Concours, Festi'Biol a mis la barre haut. Mini ferme pédagogique, animations sur le thème de « l'élevage au fil de l'eau » en partenariat avec le syndicat des eaux et les Irrigants de l'Isère, marché de producteurs, fanfare, spectacles (théâtre de rue, Féeries de l'eau le samedi soir et Danses de l'eau le dimanche...), repas : le programme est allèchant. « L'idée, c'est d'amener du monde, justifie Denis Boiton. On ne voulait pas seulement organiser un comice amélioré. » Normal : le Concours est un peu la vitrine d'un territoire et d'une profession, il faut savoir être à la hauteur. Et encore, il a fallu freiner un peu les ardeurs. Car, sinon, qui osera organiser le prochain concours départemental dans deux ans ?

MB