Le marché ovin britannique tangue
Durant le printemps, la production britannique de viande ovine a repris quelques couleurs, mais la consommation faiblit toujours. L’export ne parvenant pas à combler les importations de viandes néo-zélandaises, le marché s'engorge, faisant chuter les cours.

Le marché britannique ovin viande montre des signes de faiblesse : depuis le début du mois de mars, les cours de l’agneau sont inférieurs à ceux de 2024. Depuis le mois de mai dernier, leur hausse ne modifie pas la donne. À 8,87 €/kg semaine 23 close le 8 juin dernier, l’agneau valait 0,67 €/kg de moins qu’en 2024. En France, la cotation stabilisée autour de 10 €, était alors supérieure de 0,8 €/kg à l’an passé. Au Royaume-Uni, ces signaux conjoncturels préfigurent-ils la fin d’une longue période de hausse des cours, entretenue par une offre disponible de viande structurellement déficitaire ? Durant le printemps, la production de viande ovine a repris quelques couleurs, mais la consommation faiblit toujours. Par ailleurs, l’export de viande britannique ne parvient pas à compenser les importations croissantes de viandes néo-zélandaises. Aussi, le marché s’engorge et le cours de l’agneau évolue à contre-courant des marchés français et espagnol. Les exportations britanniques ont atteint 28 700 tonnes équivalent carcasse, après avoir crû de 10 %. Mais ces hausses ne compensent pas la désaffection persistante des Britanniques à l’égard de la viande ovine. Leur consommation a même chuté de 9 % en mai dernier comparée à 2024. Pour autant, les éleveurs sont partis pour produire plus d’agneaux, puisqu’ils prolongent les carrières des brebis et qu’ils conservent davantage d’agnelles. Au cours du 1ᵉʳ quadrimestre, les réformes ont reculé de 7 %.