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Passe d'armes chez l'arboriculteur

Passe d'armes chez l'arboriculteur

Vendredi 27 juillet, le Conseil de l'agriculture départementale de l'Isère s'est réuni au Val qui rit, l'exploitation de Jérôme Jury, à Saint-Prim, en présence de nombreux élus locaux et nationaux. Au menu des discussions, la filière fruit et ses problématiques bien sûr, mais aussi l'arrêt du glyphosate, la question des traitements, la communication en direction des consommateurs, ainsi que l'ambiteux projet de réseau d'irrigation collectif porté par l'Association syndicale autorisée du plateau de Louze. La rencontre a également été l'occasion d'une passe d'armes entre les deux députées La République en marche, Monique Limon et Caroline Abadie, et deux sénateurs Les Républicains, Frédérique Puisssat et Michel Savin.

Les parlementaires sont revenu sur l'échec de la commission mixte paritaire qui n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une version commune du texte de loi issu des Etats généraux de l'alimentation. Concernant la construction du prix et la prise en compte des coûts de production, Monique Limon a fait valoir que « ce n'est pas à l'Etat mais aux filières de fixer des indicateurs », tandis que Frédérique Puissat a estimé que « l'Etat devait réguler ». « Si ça ne passe pas par la loi, on n'y arrivera pas », a-t-elle ajouté. De son côté, Jérôme Crozat, éleveur laitier et président de la FDSEA, a rappelé qu'il y a une dizaine d'années, « on avait un prix miminum pour le lait. Ce n'était pas la panacée, mais c'était déjà ça ». Pourquoi ne pas revenir à un tel système pour les productions sensibles, a-t-il suggéré. Pour Monique Limon, la réponse est claire  : pas question de « revenir à une économie administrée », il vaut mieux « responsabiliser les acteurs ».

MB