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Productions horticoles

Tout pour favoriser le " Made in France "

Pour se démarquer de leurs concurrents étrangers, les horticulteurs pépiniéristes multiplient les initiatives mettant en valeur les productions locales.
Tout pour favoriser le " Made in France "

Mettre en avant les produits horticoles locaux et leur savoir-faire. Tel est le cheval de bataille des horticulteurs et pépiniéristes isérois, qui, en ces temps difficiles (les ventes de végétaux d'exterieur ont encore diminué de 7% en 2015 auprès des particuliers et des collectivités), sont bien décidés à tout mettre en œuvre pour se démarquer de leurs concurrents. Réunis à l'occasion de l'assemblée générale de l'Union des producteurs horticoles, le 28 janvier à Gillonnay, ils ont fait le point sur les initiatives mises en place et à venir, locales et nationales, pour valoriser leurs produits et leur travail.

Bien-être sociétal

Au niveau local, la commission fleurissement de l'Union multiplie les rencontres avec les élus pour remettre à l'honneur les fleurs au sein des concours et s'assurer que les professionnels du fleurissement fassent bien partie des jurys. « Ces dernières années, les critères reposaient davantage sur l'environnement, le développement durable, les monuments, la propreté des lieux. Pourtant, rien que pour le développement touristique, le fleurissement est un élément important. Cela contribue au bien-être sociétal », estime Dominique Bonnardon, président de l'Union des producteurs horticoles.

Un guide de vente directe

Au niveau national, les labels et logos qui valorisent la provenance française des produits horticoles fleurissent. Comme le label « Fleurs de France », lancé par Stéphane Le Foll, en mai dernier. Ce label, qui certifie l'origine des fleurs, plantes et arbres, a pour objectif de valoriser les savoir-faire horticoles du territoire. Comme aussi le réseau des « Horticulteurs et pépiniéristes de France », qui rassemble des spécialistes du végétal passionnés et respectueux de trois critères : la vente de produits issus de l'exploitation, la vente directe au consommateur final et la vente de produits de qualité adaptés aux exigences des clients. Comme également le lancement prochain de spots publicitaires à la télévision. Portés par Val'hor, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, ils visent à inciter les particuliers à planter des plantes d'origine française. Et comme cela a été fait pour les fruits et légumes, le Ministère de l'agriculture travaille actuellement sur une campagne de communication pour encourager les particuliers à « consommer local ».

Pour accompagner les professionnels vers la vente directe, un guide de vente directe destiné aux dirigeants d’entreprises horticoles et de pépinières, commercialisant déjà leur production en direct ou qui souhaitent développer cette mise en marché va être édité. Présenté sous forme d’un classeur avec fiches, ce guide a vocation à aider les chefs d’entreprises pour quils puissent mieux connaître la réglementation. Il sera lancé au Salon du végétal à Angers en février.

I.B.

Un chiffre d'affaires encore en baisse

Le chiffre d'affaires des exploitations horticoles et pépinières a baissé de 2,4% en 2014, indique un communiqué de FranceAgriMer du 10 février, diffusé au lendemain du conseil spécialisé horticole. Cette baisse fait suite, « dans une moindre mesure [...] à celle constatée en 2013 ». Le secteur des pépinières de plein champ est particulièrement touché, il enregistre une baisse de 8% de son chiffre d'affaires. Pour les fleurs coupées, indique le communiqué, « l'année 2014 confirme le constat défavorable de 2013 ». Seul le secteur horticulture enregistre « un léger progrès ».