Un Pacte européen pour la montagne est signé
Le 27 juin dernier, à Briançon (Hautes-Alpes), un Pacte européen pour la montagne a été officiellement signé par Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et François Bayrou, le Premier ministre.

L’État français et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont apposé leur signature au bas d’un Pacte européen pour la montagne, le 27 juin à Briançon, érigeant ces territoires au rang de priorité européenne. Né d’une démarche impulsée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le comité de massif, ce pacte incarne la volonté de « reconnaître la montagne comme une singularité dans les politiques européennes », a précisé Fabrice Pannekoucke. L’objectif de ce pacte est de « s’assurer que l’Union européenne (UE) prenne en compte les spécificités territoriales des zones de montagne dans toutes les politiques européennes (tourisme, industrie, compétitivité, transition énergétique, gestion des risques…) et dans les programmes de financement européens, pour maintenir une montagne vivante, dynamique, habitée et durable », ont indiqué les deux cosignataires, François Bayrou et Fabrice Pannekoucke. Inscrit dans la continuité des actions menées au sein de la Stratégie de l’Union européenne pour la région alpine (Suera), ce Pacte vise à préparer les prochaines programmations, en plaidant pour que les politiques de cohésion et de transition prennent davantage en compte la spécificité des territoires de montagne.
Préparer l’après-2027
Dans le contexte de préparation du cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027, « il apparaît notamment nécessaire de rappeler l’intérêt de maintenir un budget suffisant pour les politiques qui permettent d’agir au niveau des disparités infrarégionales, dont les zones de montagne, ainsi que la politique de cohésion et son volet de la Coopération territoriale européenne (CTE), et la politique agricole commune (Pac) », ont justifié l’État et la Région Aura. « Le gouvernement apporte son soutien à l’initiative prise par le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et s’est engagé à la relayer auprès des institutions européennes, en particulier, la Commission européenne. Cette initiative s’intègre dans une trajectoire plus large : celle des Jeux olympiques d’hiver 2030, où la montagne française sera à la fois décor, actrice et héritière. Le Pacte européen de la montagne participe ainsi pleinement à construire l’héritage durable de ce rendez-vous international », a assuré le Premier ministre. « Il s’agit d’une montagne que nous avons reçue en héritage, et que nous voulons transmettre, durable, vivante, respectée. Ce Pacte européen est une manière de la placer au cœur de la réflexion continentale, et de lui donner une voix forte », a conclu le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.