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Economie

Un plaidoyer pour l'agriculture

Le Conseil départemental veut aider les agriculteurs isérois. Il appuie les demandes de la profession à l'Etat et réfléchit aux mesures d'urgence, à moyen et à long terme à prendre en Isère.
Un plaidoyer pour l'agriculture

C'est une crise sans précédent. Il faut prendre des mesures de toute urgence. « Les éleveurs laitiers sont déséspérés. Et le terme n'est pas galvaudé. La situation est pire qu'en 2009 », estime vendredi 17 juillet Jean-Pierre Barbier, président du conseil départemental de l'Isère, à l'issue d'une réunion qu'il a organisé avec l'ensemble de la profession. Une rencontre qui rassemblait des représentants de la FDSEA, des Jeunes agriculteurs, de la Coordination rurale, de la Confédération paysanne et de la chambre d'agriculture. Une première rencontre qui avait pour but d'aller au-delà du constat pour mettre en oeuvre un « plaidoyer pour l'agriculture ».

Des aides d'urgence, moyen et long terme

Pour Jean-Pierre Barbier, « tout le monde doit prendre conscience de la situation ». C'est la raison pour laquelle il va appuyer la demande émanant de la profession d'interpeller le gouvernement. Pour la mise en oeuvre d'une table ronde sur l'agriculture et l'alimentation rassemblant tous les maillons de la chaîne de la filière laitière, des producteurs aux grandes surfaces, en passant par les transformateurs et les coopératives. Pour le respect de la loi Hamon au sujet des marges de chacun. Pour demander un gel des mesures environnementales découlant de la 5ème directive nitrates. Pour que l'Etat, lui-même, interpelle l'Europe sur la mise en place effective du plan de développement régional (PDR). Et pour aider les agriculteurs isérois, différents types d'aides - d'urgence, à moyen et long terme - sont en cours d'élaboration avec les représentants des agriculteurs du département. Le président du conseil départemental n'a pas voulu être plus précis, mais la profession a entendu parler d'un montant d'un million d'euros d'aide pour l'agriculture iséroise. « Je n'ai pas la capacité de régler le problème, mais j'apporterai ma pierre à l'édifice », assure Jean-Pierre Barbier.

Isabelle Brenguier