Beaucroissant
Les jeunes de la MFR de Mozas aux côtés des éleveurs de charolaises

Isabelle Brenguier
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Les élèves en terminale de Bac Pro CGEA de la MFR de Mozas vont épauler les éleveurs participants au concours charolais. Entre immersion et valorisation de compétences.

Les jeunes de la MFR de Mozas aux côtés des éleveurs de charolaises
Crédit photo : MFR de Mozas - Les étudiants en terminale de Bac Pro CGEA aideront les éleveurs qui participent au concours du Syndicat charolais sud-est à soigner les animaux pendant la Foire de Beaucroissant.

« Un moyen de mettre en avant leurs compétences acquises durant leurs deux premières années de Bac Pro CGEA (Conduite et gestion des exploitations agricoles) ». C’est ainsi que Marlène Rondeau, la directrice de la MFR de Mozas, considère le soutien de ses étudiants, à l’organisation du concours charolais de Beaucroissant.

Savoir-faire et savoir-être

L’idée est venue des responsables du Syndicat Charolais sud-est qui, à l’instar des grands concours nationaux comme le Salon de l’agriculture et Roanne, ont voulu associer des jeunes à leurs préparatifs. « D’expérience, nous savons que nous sommes très occupés pendant ces journées de concours, que les tâches à réaliser sont nombreuses. L’aide de ces jeunes nous soulage dans notre travail. D’autant qu’ils viennent de la MFR de Mozas. Ce sont de futurs éleveurs. Nous avons confiance en eux », explique Raphaël Loveno, président du Syndicat.

Ainsi, du jeudi 14 au dimanche 17 septembre, les étudiants en terminale de Bac pro CGEA vont se relayer sous le chapiteau du Syndicat charolais. « Ils seront par groupe de trois. Durant la journée, ils assureront l’entretien et la propreté du ring et des allées pour le concours et les défilés, et la nuit, ils surveilleront les animaux, veilleront à ce qu’il n’y ait pas d’agitation parmi les bêtes, qu’elles ne soient pas apeurées, ni qu’elles s’échappent », précise Marlène Rondeau.

« Les jeunes qui sont associés à ce projet, ont deux années d’étude derrière eux. Cette participation leur permet de se mettre en situation professionnelle et de conforter les compétences et les gestes acquis en matière de bien-être animal, de sécurité, de prévention… Et en termes d’image, cela valorise leur parcours et leur future profession. Cela permet aussi de montrer au grand public la rigueur du métier, tout le savoir-faire et le savoir-être qu’il implique. Beaucroissant étant une vitrine de l’agriculture, c’est une vraie mise à l’honneur pour eux que d’y participer », poursuit-elle.

Coup de main

Raphaël Loveno considère que cette initiative représente une belle opportunité pour les jeunes de découvrir les coulisses d’un concours. Maxime Chagas, 17 ans, originaire de Vif, et Yanice Villard, 18 ans, en provenance de Villeneuve-de-Marc, vont tous les deux passer une nuit avec les bêtes sous le chapiteau.

Ils s’en réjouissent d’avance, considérant que « c’est une chance de ne pas venir voir le concours en tant que visiteurs, mais d’être aux côtés des éleveurs, dans les coulisses de leurs préparatifs ». Tous deux se disent « très motivés et très contents de leur donner un coup de main et d’être ainsi mis dans l’ambiance ».

La participation des jeunes étudiants est officialisée par une convention de stage qui lie la MFR de Mozas et le Syndicat Charolais sud-est. Les élèves bénéficieront d’une rémunération qui servira à financer un voyage d’étude.

Le lien entre la MFR et la Foire de Beaucroissant est ancien. C’est pour cette raison que les élèves y participent chaque année, d’une façon ou d’une autre. Lors de cette édition, certains vont y aller pour aider les éleveurs au concours. D’autres vont accompagner leurs maîtres de stage qui y vont en tant que concurrents. Et d’autres encore – des secondes – vont participer au concours de pointage. « Alors même qu’ils viennent tout juste d’intégrer l’établissement, c’est un bon exercice pour montrer leur appréciation des animaux et mettre en avant leur motivation », souligne Marlène Rondeau.

Isabelle Brenguier