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A la rencontre des producteurs laitiers

En appui des ateliers en salle, la députée de l'Isère Elodie Jacquier-Laforge s'est rendue au Gaec de Sully, à la rencontre des éleveurs laitiers.
A la rencontre des producteurs laitiers

« Il y a un double enjeu en production laitière : celui de se regrouper en filière et celui de mutualiser les moyens », insiste Elodie Jacquier-Laforge, la députée de la 9e circonscription de l'Isère. Dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation, la parlementaire a rencontré vendredi denrier les éleveurs laitiers de sa circonscription, notamment ceux du Gaec de Sully à Varacieux, qui compte trois associés. Elle retient « le côté positif de ce qui fonctionne ».
Bruno Neyroud, associé du Gaec et président du Comité pour le saint-marcellin (CISM), lui a ainsi présenté la filière saint-marcellin et donné l'exemple de son exploitation agricole où le regroupement des hommes, la mutualisation des outils et l'organisation du temps de travail permettent de dégager du temps pour soi et de la valeur ajoutée. « En revanche, les éleveurs nous ont fait part des difficultés qu'ils rencontrent et plus particulièrement sur la question des normes. Leur travail est rendu d'autant plus compliqué qu'il y a une multiplication des contraintes et une surtransposition des normes européennes. La France veut faire plus et mieux, c'est louable, mais il convient de voir concrètement ce que cela représente pour les agriculteurs. » Elodie Jacquier-Laforge note que les producteurs laitiers français évoluent dans un marché concurrentiel et international. « Leurs coûts de production sont importants car les normes sont plus importantes et le coût social plus élevé. Dans ces conditions, il est compliqué de tirer son épingle du jeu. D'où l'intérêt de créer des filières comme le saint-marcellin et son IGP, afin de dégager un prix du lait plus élevé. »

Isabelle Doucet