Améliorer son logement pour mieux vivre, c'est possible
Vieillir à domicile. La volonté est partagée par une majorité de Français, en particulier en milieu rural. Mais au fil du temps, et avec l'apparition de nouveaux besoins liés au vieillissement, le logement risque de devenir inadapté. Des travaux peuvent s'imposer, notamment en matière de chauffage ou d'aménagements sanitaires. Mais le coût qu'ils représentent peut être un frein à leur réalisation. Des aides financières existent cependant pour venir en aide aux personnes désireuses de franchir le pas. Soliha (Solidaires pour l'habitat), acteur associatif du secteur de l'amélioration de l'habitat, fait le lien entre les personnes et leur projet et les opportunités de financement.
Intuitif
« Nous organisons des permanences dans l'ensemble du département. Il suffit au propriétaire qui a un projet de rénovation de sa maison de nous contacter pour que nous allions le voir et regardions ce qu'il est possible de faire en termes de travaux et d'aides mobilisables. Ensuite, chacun bénéficie d'un accompagnement personnalisé. Soliha monte le dossier et suit les personnes jusqu'au solde des subventions », explique Edith Dumazot, responsable du service projets individuels de Soliha. Les travaux peuvent être soit de l'ordre de l'adaptation du domicile (installation d'une douche à la place d'une baignoire par exemple), soit de l'ordre de l'amélioration énergétique (installation d'une chaudière).
Marie-Laure Marrali est conseillère en économie sociale et familiale. Elle travaille dans l'Oisans, la Matheysine, le Trièves, le canton de Roussillon, le sud-Grésivaudan et la Chartreuse. Elle intervient à la demande du porteur de projet ou parce qu'un tiers (issu de l'entourage ou d'autres structures comme le service autonomie du Conseil départemental) a estimé que son aide était nécessaire. « Malgré leur situation précaire, il y a des personnes qui ne nous contacteront jamais et qui n'acceptent pas les propositions de travaux de leurs enfants. En tant que conseillères, nous pouvons être les personnes qui arrivent à négocier les travaux » , estime-t-elle, forte de son expérience. « Nous avons une vision globale du logement. Nous regardons les questions énergétiques, d'aménagement et d'ergonomie, mais nous essayons aussi de prévenir les dangers », ajoute-t-elle. La conseillère est présente au niveau technique et administratif, selon les besoins. « Cela fait 20 ans que j'exerce ce métier. C'est intuitif. Nous savons à quel degré nous devons nous investir pour chaque personne », indique t-elle.
Plusieurs centaines de personnes par an
Selon les projets, les aides varient. Elles proviennent de l'Anah (l'Agence nationale de l'habitat), des caisses de retraite, notamment de la MSA, du Conseil départemental de l'Isère, ou d'autres collectivités locales telles que les communautés d'agglomérations ou de communes. Plusieurs centaines de personnes bénéficient chaque année du dispositif.
Isabelle Brenguier