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Vercors

Apap : « Il faut aller plus loin »

INTERVIEW/ Lors de la dernière assemblée générale de l'association pour la promotion des agriculteurs du parc du Vercors (Apap), fin mars, un point a été fait sur les actions à mener durant les trois prochaines années. Explications avec Guy Durand, le président.
Apap : « Il faut aller plus loin »
L'Apap vient de tenir son assemblée générale. Quels sont vos projets en 2011 ?
Nous allons continuer nos actions sur les fermes du Vercors. Pour les fermades, il y aura toujours un repas et un spectacle, mais en plus, il y aura aussi des visites de fermes. Les propriétaires de fermes ont eu, d'ailleurs, des formations pour apprendre à se libérer du temps, car les visiteurs demandent à les rencontrer, échanger avec eux. Nous allons aussi travailler sur des groupements d'achats en partenariat notamment avec la Chambre d'agriculture de l'Isère, et sur la mesure du coût énergétique des salles de traite. Sur ce point, nous allons d'abord analyser combien coûte l'utilisation d'un robot de traite. Et bien sûr, nous allons continuer notre travail sur l'agriculture biologique.

Qu'allez-vous faire sur ce dernier point ?
On trouve qu'il n'y en a pas assez. Souvent, les problèmes financiers stoppent les gens, et peut-être que la demande n'est pas aussi importante qu'on imagine... Certains circuits ne sont pas assez organisés, et il arrive que des agriculteurs vendent leurs produits bio en agriculture conventionnelle. Nous n'avons peut-être pas tout calculé... Mais, nous voyons cela comme une manière de dégager un revenu supplémentaire. La position de l'Apap est de dire qu'il faut diversifier les activités pour dégager du revenu. Nous sommes dans un contexte économique difficile, et devons mettre en évidence des pistes pour nous en sortir.

Dans ce contexte, quelles vont être les priorités de l'association ?
Des questionnaires ont été remplis par les adhérents qui devaient dire ce qui leur avait le plus plu ces trois dernières années et surtout, ce qui leur plairait de faire lors des trois prochaines années. Nous avons eu une soixantaine de réponses ! Nous les avons donc regroupées en une trentaine de catégories, avec par exemple les groupements d'achats, les circuits courts, le bio... Mais il faut faire un choix et nos adhérents devront sélectionner trois actions principales à mener. Ce travail va nous aider à aller encore plus loin. Il ne faut pas s'arrêter là.
Propos recueillis par Lucile Ageron