Vins de pays de l'Isère
Aucune appellation ne va disparaître
INDICATION GEOGRAPHIQUE PROTEGEE/Les vins de pays vont s'éclipser, mais pas les appellations iséroises. Les Balmes dauphinoises, les Coteaux du Grésivaudan et les Collines rhodaniennes ont tous demandé la reconnaissance en indication géographique protégée.
Les jours des vins de pays sont comptés. Lancée par la Commission européenne en 2009, la réforme de l'organisation commune du marché vitivinicole européen prévoit en effet leur disparition au 31 décembre. Face à l'alternative qui leur a été proposée : se passer d'appellation en entrant dans la grande famille du Vin de France, à laquelle seront rattachés l'ensemble des vins de table, ou demander la reconnaissance en Indication géographique protégée (IGP), le syndicat des vignerons dauphinois (regroupant les vins de pays des Balmes dauphinoises et des Coteaux du Grésivaudan) et celui des Collines rhodaniennes ont tous les deux fait le choix de l'IGP.
Les demandes d'IGP transmises
Après avoir évalué le surcoût de cette dénomination par rapport à celle de vin de pays et s'être associés avec des organismes de défense et de gestion (ODG en charge de l'organisation de contrôles de qualité par des organismes tiers), leurs membres ont donc travaillé d'arrache-pied pour remettre le dossier de demande de reconnaissance dans les temps. C'est chose faite depuis quelques semaines. « L'Institut national de l'origine et de la qualité doit envoyer l'ensemble des dossiers de demande de reconnaissance en IGP à l'Europe à la fin de l'année, cette dernière pouvant, par la suite, demander des modifications. Mais l'Inao nous a d'ores et déjà annoncé que notre cahier des charges était bon », se réjouit Stéphanie Loup, la présidente du syndicat des vignerons de l'Isère.
Une nouvelle appellation « Isère » ou « vins de l'Isère » devrait donc bientôt voir le jour. Mais les dénominations « Balmes dauphinoises » et « Coteaux du Grésivaudan » ne disparaîtront pas pour autant. « Comme le permet la nouvelle réglementation, les mentions de territoire pourront toujours être apposées à côté de l'IGP », précise la viticultrice de Saint-Savin.
Toutes les appellations iséroises maintenues
Du côté de la vallée du Rhône, les producteurs ont également maintenu l'appellation « Collines rhodaniennes ». « Notre vignoble est situé à proximité d'Appellations d'origine contrôlée (AOC) prestigieuses, ce qui tire la qualité vers le haut. Surtout que beaucoup de vignerons produisent du vin de pays, mais aussi du vin AOC, avec une certaine philosophie du travail de la vigne et du vin. La plupart voulait donc garder cette identité. Mais nous n'aurions pu assumer les coûts du passage des Collines rhodanienne en IGP sans la cave de Tain-l'Hermitage, qui est le plus gros opérateur, avec 40 % des volumes, explique Pierre-André Déplaude, le président du syndicat des Collines rhodaniennes, viticulteur dans la Loire. La cave de Tain est d'abord restée en retrait de ce débat. Mais elle nous a finalement fait part de son analyse, qui était que l'appellation des Collines rhodaniennes était porteuse ». Au-delà de l'AOC Vins de Savoie (qui ne concerne que la commune de Chapareillan en Isère), le département devrait donc conserver l'ensemble de ses appellations, même si les vins de pays ne sont plus.
Cécile Fandos
Les demandes d'IGP transmises
Après avoir évalué le surcoût de cette dénomination par rapport à celle de vin de pays et s'être associés avec des organismes de défense et de gestion (ODG en charge de l'organisation de contrôles de qualité par des organismes tiers), leurs membres ont donc travaillé d'arrache-pied pour remettre le dossier de demande de reconnaissance dans les temps. C'est chose faite depuis quelques semaines. « L'Institut national de l'origine et de la qualité doit envoyer l'ensemble des dossiers de demande de reconnaissance en IGP à l'Europe à la fin de l'année, cette dernière pouvant, par la suite, demander des modifications. Mais l'Inao nous a d'ores et déjà annoncé que notre cahier des charges était bon », se réjouit Stéphanie Loup, la présidente du syndicat des vignerons de l'Isère.
Une nouvelle appellation « Isère » ou « vins de l'Isère » devrait donc bientôt voir le jour. Mais les dénominations « Balmes dauphinoises » et « Coteaux du Grésivaudan » ne disparaîtront pas pour autant. « Comme le permet la nouvelle réglementation, les mentions de territoire pourront toujours être apposées à côté de l'IGP », précise la viticultrice de Saint-Savin.
Toutes les appellations iséroises maintenues
Du côté de la vallée du Rhône, les producteurs ont également maintenu l'appellation « Collines rhodaniennes ». « Notre vignoble est situé à proximité d'Appellations d'origine contrôlée (AOC) prestigieuses, ce qui tire la qualité vers le haut. Surtout que beaucoup de vignerons produisent du vin de pays, mais aussi du vin AOC, avec une certaine philosophie du travail de la vigne et du vin. La plupart voulait donc garder cette identité. Mais nous n'aurions pu assumer les coûts du passage des Collines rhodanienne en IGP sans la cave de Tain-l'Hermitage, qui est le plus gros opérateur, avec 40 % des volumes, explique Pierre-André Déplaude, le président du syndicat des Collines rhodaniennes, viticulteur dans la Loire. La cave de Tain est d'abord restée en retrait de ce débat. Mais elle nous a finalement fait part de son analyse, qui était que l'appellation des Collines rhodaniennes était porteuse ». Au-delà de l'AOC Vins de Savoie (qui ne concerne que la commune de Chapareillan en Isère), le département devrait donc conserver l'ensemble de ses appellations, même si les vins de pays ne sont plus.