Accès au contenu
Chatte

Bactériose-nécrose : des dégâts importants en Isère

Pour présenter aux nuciculteurs les expérimentations en cours sur la bactériose-nécrose, une réunion a été organisée fin février à la maison de la noix.
Bactériose-nécrose : des dégâts importants en Isère
En 2010, les nuciculteurs ont dû faire face à la bactériose-nécrose. Une maladie pas tout à fait ordinaire, qui n'est ni un champignon, ni un insecte, mais une bactérie. Fin février, une matinée sur ce thème a été organisée à la maison de la noix, à Chatte, réunissant une centaine de personnes. Objectif : faire un point sur les dégâts de l'année dernière, et présenter les différents essais en cours dans les stations d'expérimentations de Chatte et de Creysse, dans le Sud-Ouest (lire par ailleurs le compte-rendu des essais).

Pluie et humidité : deux facteurs aggravant
Cette maladie, dont les attaques et les dégâts ont été plus importants dans le Sud-Est que dans le Sud-Ouest, (avec 15 à 70 % de chutes de noix nécrosées contre 15 à 30 %), implique de fait, des pertes économiques. Ainsi, selon un agriculteur présent à la réunion, « nous estimons les pertes à 1 000 et 2 000 tonnes pour l'année 2010 ».
Des dégâts qui sont principalement liés aux conditions météorologiques du mois de mai dernier. « En Isère, les pluies ont été fortes pendant la période de floraison. Les bactéries se sont alors développées, contaminant les fleurs femelles. Dans le Sud-Ouest, nous n'avons pas les mêmes résultats, car les pluies ont été plus tardives et la floraison était terminée », explique Jean-Pierre Prunet, directeur de la station expérimentale de Creysse. L'humidité était assez élevée, ce qui a conduit à un plus fort développement des bactéries.
Ce comparatif des relevés météo sur les deux stations a permis aux techniciens de déterminer plus précisément quels sont les facteurs aggravants, liés au développement de la bactériose. En ce qui concerne la lutte, « ce n'est pas facile, admet Jean-Pierre Prunet. Cela dépend de beaucoup de choses, et en produit homologué pour vaincre la maladie, il n'y a que le cuivre. Malgré tout, ce n'est pas un traitement toujours efficace et, de toute façon, il est plus préventif que curatif ».
Lucile Ageron