SURTITRE
Bientôt un schéma d'aménagement propre au massif ?
Scot/Dans le cadre de l'élaboration du schéma de cohérence territoriale de la région grenobloise, Belledonne pourrait se doter de son propre schéma d'aménagement afin de protéger ses spécificités, notamment la présence de quelques 210 exploitations sur près de 6 000 hectares de surface agricole utile.
Au-delà des échanges sur le projet de parc naturel régional porté par l'Espace Belledonne, l'assemblée générale de l'Adabel, le 31 mars au Pinet d'Uriage, était l'occasion pour Jean Picchioni, le président de cette association d'élus locaux, d'aborder la question du schéma de cohérence territoriale (Scot) de la région grenobloise, qui doit prendre le relais du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (Sdau) actuel dans les prochains mois. En effet, « même s'ils ont adhéré au Sdau voilà vingt ans, les élus de Belledonne ne se reconnaissent pas dans le projet actuel, centré sur la ville, a annoncé le maire des Adrets. Nous avons donc évoqué la possibilité d'élaborer un schéma de secteur, ce qui demande un travail conséquent. Mais l'Adabel l'a déjà mené sur la partie agricole, en apportant sa contribution au Scot ».
« Dans le cadre de la définition du schéma de cohérence territoriale de la région grenobloise, l'avenir de la destination du foncier agricole est aujourd'hui en jeu », souligne en effet Stéphane Vaussenat, le président de l'Adabel. Le document remis à l'établissement public du Scot pointe donc avant tout le « manque de disponibilité foncière », qui « reste l'un des freins principaux à de nouvelles installations et au développement des exploitations en place ».
Pour maintenir des activités économiques et des paysages diversifiés dans la région urbaine grenobloise en protégeant durablement les terres agricoles, « l'Adabel dit oui à des limites intangibles ». Et précise que « ces limites doivent aujourd'hui encadrer, non seulement les espaces agricoles à fort potentiel cartographiés dans le schéma directeur actuel, mais aussi l'ensemble des espaces agricoles, car les exploitations du massif ont besoin de conserver toute leur assise foncière pour perdurer ». Pour les élus locaux, les agriculteurs et les autres professionnels réunis au sein de l'Adabel, « les terrains agricoles stratégiques, ce sont donc les terrains labourables cultivés en céréales, mais aussi les terrains mécanisables, utilisés en prairies de fauche, et les pâtures de proximité ».
Pour des limites intangibles à l'échelle parcellaire
« Pour qu'elles soient efficaces, ces limites doivent être définies précisément à échelle parcellaire », estime également l'Adabel, convaincue que « le fait d'aborder cette question à échelle intercommunale peut libérer les élus des pressions diverses qu'ils subissent dans leurs communes ».
« Seule une solidarité de la vallée envers la montagne permettra de maintenir l'écrin de Belledonne économiquement vivant », conclut l'association, pour qui « il est urgent de réfléchir à des solutions innovantes pour trouver un équilibre
entre les différents usages du foncier ».
C.F.
« Dans le cadre de la définition du schéma de cohérence territoriale de la région grenobloise, l'avenir de la destination du foncier agricole est aujourd'hui en jeu », souligne en effet Stéphane Vaussenat, le président de l'Adabel. Le document remis à l'établissement public du Scot pointe donc avant tout le « manque de disponibilité foncière », qui « reste l'un des freins principaux à de nouvelles installations et au développement des exploitations en place ».
Pour maintenir des activités économiques et des paysages diversifiés dans la région urbaine grenobloise en protégeant durablement les terres agricoles, « l'Adabel dit oui à des limites intangibles ». Et précise que « ces limites doivent aujourd'hui encadrer, non seulement les espaces agricoles à fort potentiel cartographiés dans le schéma directeur actuel, mais aussi l'ensemble des espaces agricoles, car les exploitations du massif ont besoin de conserver toute leur assise foncière pour perdurer ». Pour les élus locaux, les agriculteurs et les autres professionnels réunis au sein de l'Adabel, « les terrains agricoles stratégiques, ce sont donc les terrains labourables cultivés en céréales, mais aussi les terrains mécanisables, utilisés en prairies de fauche, et les pâtures de proximité ».
Pour des limites intangibles à l'échelle parcellaire
« Pour qu'elles soient efficaces, ces limites doivent être définies précisément à échelle parcellaire », estime également l'Adabel, convaincue que « le fait d'aborder cette question à échelle intercommunale peut libérer les élus des pressions diverses qu'ils subissent dans leurs communes ».
« Seule une solidarité de la vallée envers la montagne permettra de maintenir l'écrin de Belledonne économiquement vivant », conclut l'association, pour qui « il est urgent de réfléchir à des solutions innovantes pour trouver un équilibre
entre les différents usages du foncier ».