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Communication

« C'est bon pour le climat : les agriculteurs s'engagent »

Pour préparer la Cop 21, les chambres d'agriculture ont lancé il y a quelques mois une vaste campagne de communication en direction du monde agricole et du grand public.
« C'est bon pour le climat : les agriculteurs s'engagent »

A travers une dizaine de fiches techniques, la campagne de communication développée par les chambres d'agriculture présentent les pratiques agricoles positiives pour le climat. L'objectif est double : permettre aux agriculteurs de prendre conscience qu'ils peuvent tous agir pour réduire l'impact sur le réchauffement climatique et faire savoir à la société civile que les agriculteurs sont partie prenante dans la préservation du climat. En Isère, cette opération a été relayée au travers de diverses initiatives, comme les « cafés climat » initiés par Jean-Paul Sauzet, conseiller énergie à la chambre, et présentés lors de la session chambre vendredi dernier. Mais elle reste encore assez confidentielle. Au point que Sophie Guillon, représentante de la Confédération paysanne, a déclaré n'être « pas au courant ». Sans remettre en cause l'initiative, l'élue s'est montrée plutôt dubitative : « Je suis élue depuis trois ans, mais je ne vois pas beaucoup d'évolution. Et je constate qu'il y a énormément de langue de bois. Bien sûr que les agriculteurs sont concernés par le changement climatique et la Cop 21. Bien sûr que promouvoir les couverts en interculture est une bonne chose. Mais si, en même temps, on préconise du glyphosate pour gérer l'enherbement, il faut m'expliquer la logique... » François Ferrand, représentant de la Coordination rurale, est moins sévère : « De par leur métier, les agriculteurs sont engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. De ce point de vue, cette campagne est une bonne chose : elle permet de faire voir ce que nous faisons. Mais des solutions comme la méthanisation ne doivent pas pour autant pallier la baisse de revenus des autres productions : on ne fait pas de la méthanisation parce qu'on ne gagne pas assez avec le lait !»

Marianne Boilève