Chasse
Chasseurs et rapaces, unis pour traquer les lièvres
Une opération de capture de lièvres inédite a eu lieu mercredi 16 février à Roussillon. Inédite, car les chasseurs se sont alliés aux rapaces de fauconniers pour attraper ces animaux, qui ont causé des dégâts sur des parcelles agricoles.
En rangs serrés, ils arpentent silencieusement le champ et le bois. La corne retentit, c'est le signal. La traque commence. Mercredi 16 février, à Roussillon, une chasse au vol a été organisée sur des parcelles agricoles, jouxtant le stade municipal de la terre rouge et l'autoroute A7. Le but : capturer, vivants, les lièvres qui causent des dégâts sur les cultures de seigle, avec des filets et l'aide de rapaces.
A l'origine, des dégâts sur des parcelles agricoles
Tout a commencé par la plainte d'un agriculteur auprès de l'association communale de chasse agréée (ACCA) de Roussillon. « Cette dernière nous a avertis et mi-janvier, un comptage des lièvres a été réalisé. Nous en avons alors dénombré une quinzaine. Comme il s'agit d'une zone non-chassable, car elle se trouve à proximité des habitations, nous n'avons pas eu le choix d'organiser autre chose qu'une opération de capture. L'objectif est de les attraper vivants, pour pouvoir les relâcher là où la population de lièvres est moins importante », explique Simon Janin, technicien faune sauvage à la fédération de chasse de l'Isère.
Une chasse un peu spéciale, qui a nécessité l'aide de trois fauconniers et de leurs rapaces : des buses de Harris et un autour des palombes. « La fédération de chasse nous a contactés pour les aider. C'est la première fois que nous participons à ce type d'événement. Les rapaces sont entraînés, mais les lièvres sont rusés et pèsent entre 4 à 5 kilos... Alors les attraper avec une buse d'à peine 1 kilo, ce n'est pas gagné », explique Vincent Bourguignon, fauconnier à Chuzelles.
Quatre lièvres attrapés
Pour aider à la mise en œuvre de cette opération, une centaine de chasseurs des ACCA voisines se sont mobilisés, ainsi que des élèves de bac professionnel « gestion des milieux naturels et de la faune », de la MFR de Mondy, à Bourg-de-Péage (Drôme).
Car avant de faire appel aux rapaces, la chasse se fait à l'aide de filets, disposés à la sortie du bois où se cachent les lièvres. Les traqueurs sont chargés de les débusquer. Mais, leur fuite est vite stoppée par les filets qui les emprisonnent. C'est alors au tour des « décrocheurs » de les délivrer et les mettre en caisse, en vue de les relâcher. « Il faut faire très attention, car ces animaux sont énormément sujets au stress. Il faut donc leur cacher les yeux et les mettre dans des sacs en jute pour les placer dans le noir et éviter qu'ils ne se blessent », précise Simon Janin. Seuls ceux qui passent entre les mailles du filet sont chassés par les rapaces. Au total, quatre lièvres ont été attrapés en une matinée : trois femelles et un mâle, relâchés quelques heures plus tard, à Péage-de-Roussillon et Chonas-l'Amballan. Quant aux buses de Harris, malgré leurs actions, les lièvres ont réussi à leur échapper.
Lucile Ageron
A l'origine, des dégâts sur des parcelles agricoles
Tout a commencé par la plainte d'un agriculteur auprès de l'association communale de chasse agréée (ACCA) de Roussillon. « Cette dernière nous a avertis et mi-janvier, un comptage des lièvres a été réalisé. Nous en avons alors dénombré une quinzaine. Comme il s'agit d'une zone non-chassable, car elle se trouve à proximité des habitations, nous n'avons pas eu le choix d'organiser autre chose qu'une opération de capture. L'objectif est de les attraper vivants, pour pouvoir les relâcher là où la population de lièvres est moins importante », explique Simon Janin, technicien faune sauvage à la fédération de chasse de l'Isère.
Une chasse un peu spéciale, qui a nécessité l'aide de trois fauconniers et de leurs rapaces : des buses de Harris et un autour des palombes. « La fédération de chasse nous a contactés pour les aider. C'est la première fois que nous participons à ce type d'événement. Les rapaces sont entraînés, mais les lièvres sont rusés et pèsent entre 4 à 5 kilos... Alors les attraper avec une buse d'à peine 1 kilo, ce n'est pas gagné », explique Vincent Bourguignon, fauconnier à Chuzelles.
Quatre lièvres attrapés
Pour aider à la mise en œuvre de cette opération, une centaine de chasseurs des ACCA voisines se sont mobilisés, ainsi que des élèves de bac professionnel « gestion des milieux naturels et de la faune », de la MFR de Mondy, à Bourg-de-Péage (Drôme).
Car avant de faire appel aux rapaces, la chasse se fait à l'aide de filets, disposés à la sortie du bois où se cachent les lièvres. Les traqueurs sont chargés de les débusquer. Mais, leur fuite est vite stoppée par les filets qui les emprisonnent. C'est alors au tour des « décrocheurs » de les délivrer et les mettre en caisse, en vue de les relâcher. « Il faut faire très attention, car ces animaux sont énormément sujets au stress. Il faut donc leur cacher les yeux et les mettre dans des sacs en jute pour les placer dans le noir et éviter qu'ils ne se blessent », précise Simon Janin. Seuls ceux qui passent entre les mailles du filet sont chassés par les rapaces. Au total, quatre lièvres ont été attrapés en une matinée : trois femelles et un mâle, relâchés quelques heures plus tard, à Péage-de-Roussillon et Chonas-l'Amballan. Quant aux buses de Harris, malgré leurs actions, les lièvres ont réussi à leur échapper.