Développement
Cibler les enjeux du territoire avec une charte
Le contrat de développement durable, institué en 2006 entre le syndicat mixte du pays de Bièvre-Valloire et la Région, vient de prendre fin. Le territoire s'est donc lancé dans une vaste concertation et vient d'aboutir à l'élaboration d'une charte de territoire.
L'environnement, l'économie, les services à la personne, le climat... Autant d'enjeux pris en compte par le syndicat mixte du pays de Bièvre-Valloire dans sa nouvelle charte de territoire. « Fin 2008, les élus ont voulu mener une démarche de concertation importante. Le but étant de faire ressortir les enjeux du territoire et voir quelles actions nous pourrions mener. Cette charte va de pair avec la démarche engagée avec la région Rhône-Alpes, pour signer un troisième contrat de développement durable (CDDRA). Celui que nous menons actuellement a pris fin en février », explique Emmanuelle Chifflot, directrice générale des services du syndicat mixte de Bièvre-Valloire.
Définir des priorités d'actions
Les CDDRA, conclus pour six ans entre la Région et les territoires, s'appuient sur une phase de diagnostic approfondi et partagé de ces derniers, ainsi que sur une charte. L'objectif ? Définir des actions pour rejoindre les enjeux jugés prioritaires par la Région, tout en prenant en compte le développement durable (réchauffement climatique, préservation de la biodiversité par exemple). Mais pas seulement. « L'année dernière, à l'issue de la concertation publique et d'une enquête menée auprès des ménages du pays de Bièvre-Valloire, cinq grands thèmes ont été définis. En plus des enjeux écologiques et climatiques, nous prenons en compte ceux concernant les services à la personne, la culture, le patrimoine, ou encore la prévention de l'alcoolisation des jeunes », souligne-t-elle. Suite à cela, en juillet 2010, la charte de pays a été validée par les cinq communautés de communes (Bièvre-Est, Bièvre-Liers, territoire de Beaurepaire, Bièvre Toutes Aures et pays de Chambaran). Et, en septembre dernier, la Région a donné à son tour un avis très favorable à cette charte.
Une aide de 6 millions d'euros
Pour autant, la démarche n'est pas terminée : des groupes de travail se sont donc réunis en fin d'année dernière, pour étudier le plan d'actions du contrat. « Et voir lesquelles peuvent être financées par le CDDRA, car toutes les actions de la charte n'entrent pas dans ce cadre-là. Cet outil nous permet de bénéficier d'une aide régionale de six millions d'euros sur six ans », précise Emmanuelle Chifflot. La charte, qui est aussi une vision politique du territoire, trace les grandes lignes du futur du pays de Bièvre-Valloire. Un travail mené de façon complémentaire avec le Schéma de cohérence territoriale (Scot). « Les élus ont du mal à l'entendre, mais nous sommes un territoire-dortoir. Le nombre d'emplois a augmenté, mais pas autant que celui de la population. Nous accueillons mille personnes de plus, par an ! Il faut donc rééquilibrer le territoire. Notre charte reprend des préconisations du Scot pour agir en complément de ce dernier, notamment en réhabilitant les bourgs, ciblés comme prioritaires », note la directrice. En attendant, le syndicat mixte du pays de Bièvre-Valloire continue de plancher sur le dossier pour espérer valider ce nouveau contrat de développement durable au plus tard en septembre.
Lucile Ageron
Charte finale web.pd
Définir des priorités d'actions
Les CDDRA, conclus pour six ans entre la Région et les territoires, s'appuient sur une phase de diagnostic approfondi et partagé de ces derniers, ainsi que sur une charte. L'objectif ? Définir des actions pour rejoindre les enjeux jugés prioritaires par la Région, tout en prenant en compte le développement durable (réchauffement climatique, préservation de la biodiversité par exemple). Mais pas seulement. « L'année dernière, à l'issue de la concertation publique et d'une enquête menée auprès des ménages du pays de Bièvre-Valloire, cinq grands thèmes ont été définis. En plus des enjeux écologiques et climatiques, nous prenons en compte ceux concernant les services à la personne, la culture, le patrimoine, ou encore la prévention de l'alcoolisation des jeunes », souligne-t-elle. Suite à cela, en juillet 2010, la charte de pays a été validée par les cinq communautés de communes (Bièvre-Est, Bièvre-Liers, territoire de Beaurepaire, Bièvre Toutes Aures et pays de Chambaran). Et, en septembre dernier, la Région a donné à son tour un avis très favorable à cette charte.
Une aide de 6 millions d'euros
Pour autant, la démarche n'est pas terminée : des groupes de travail se sont donc réunis en fin d'année dernière, pour étudier le plan d'actions du contrat. « Et voir lesquelles peuvent être financées par le CDDRA, car toutes les actions de la charte n'entrent pas dans ce cadre-là. Cet outil nous permet de bénéficier d'une aide régionale de six millions d'euros sur six ans », précise Emmanuelle Chifflot. La charte, qui est aussi une vision politique du territoire, trace les grandes lignes du futur du pays de Bièvre-Valloire. Un travail mené de façon complémentaire avec le Schéma de cohérence territoriale (Scot). « Les élus ont du mal à l'entendre, mais nous sommes un territoire-dortoir. Le nombre d'emplois a augmenté, mais pas autant que celui de la population. Nous accueillons mille personnes de plus, par an ! Il faut donc rééquilibrer le territoire. Notre charte reprend des préconisations du Scot pour agir en complément de ce dernier, notamment en réhabilitant les bourgs, ciblés comme prioritaires », note la directrice. En attendant, le syndicat mixte du pays de Bièvre-Valloire continue de plancher sur le dossier pour espérer valider ce nouveau contrat de développement durable au plus tard en septembre.
Charte finale web.pd