Salon international de l'agriculture
Concours général des produits et des vins : l'Isère au rendez-vous
Comme chaque année, plusieurs producteurs et entreprises de notre département participent au concours général agricole, catégorie produits et vins, au Salon international de l'agriculture. Un événement important qui récompense les meilleurs et permet d'assurer la notoriété des produits primés.
Ils sont treize producteurs isérois à présenter 27 produits, et quatre entreprises avec 21 produits, à espérer décrocher une récompense au concours général des produits et des vins, du salon international de l'agriculture. Cette année, c'est une grande première pour deux d'entre eux : Stéphane Jay, arboriculteur-distillateur de la Maison Colombier, à Villette-de-Vienne, et Jérôme et Nicolas Ogier, arboriculteurs également à Seyssuel. « L'année dernière, nous avions voulu nous inscrire, mais nous nous y sommes pris trop tard. Alors, cette année, nous n'avons pas laissé passer l'occasion, surtout que nous venons de reprendre complètement l'exploitation de nos parents, avec l'activité de distillerie », raconte Jérôme Ogier et son frère Nicolas, installés en EARL à Seyssuel. Même son de cloche chez Stéphane Jay, à une différence près : « En 2010, nous avions fait les démarches, car nous étions alors sur une logique d'export avec le Québec. Cela a abouti, mais quand la Chambre d'agriculture nous a recontacté pour cette année, nous avons quand même dit oui. Cela peut aider pour d'autres projets d'export vers l'Asie, et surtout, je suis joueur », explique-t-il avec un sourire. Pour ce distillateur, participer à un concours n'est pas tellement un gage de vendre plus d'alcool, mais plutôt de conforter la position et le savoir-faire de la Maison Colombier. Il présentera donc deux eaux-de-vie au concours (43° et 50°), choisies au hasard parmi les produits existants. De leur côté, les frères Ogier présenteront une eau-de-vie à 50°. Fiers de participer pour la première fois, ils aimeraient une récompense pour le travail accompli par leurs parents. « Ils viennent de partir à la retraite, et depuis janvier, nous avons repris l'activité distillerie en plus du reste de l'exploitation fruitière. Gagner une médaille, ce serait une belle reconnaissance de leur travail », estiment-ils.

Un concours des plus "sérieux"
Si pour eux, le concours général agricole sera une découverte, pour d'autres, comme Jérôme Jury, cet événement n'est plus une surprise. Depuis 1998, l'exploitation les fruits de Val-qui-Rit, de Saint-Prim, présente ses jus de fruits presque toutes les années. « J'ai eu une première médaille pour notre jus de pommes, en 2002, soit au bout de quatre participations. Les années suivantes, nous avons aussi été récompensés pour notre nectar d'abricots et un cocktail framboises-pommes », précise le professionnel, qui a repris en 1988 l'exploitation familiale, avant d'ajouter : « Ce concours est le plus sérieux d'entre tous. Lorsqu'on a la chance de recevoir une médaille, c'est parce que l'on fait partie des meilleurs. Pour chaque bouteille où est apposé le fameux macaron, nous boostons nos ventes de 20 % ».
Pour cette édition 2011, pas de préparation particulière, mais en plus des traditionnels jus de pommes et d'abricots, un petit nouveau fait son apparition : le jus de mirabelles. « Cela fait trois ans que nous travaillons dessus. Cette année, on sent que les consommateurs sont satisfaits, alors nous le présentons au concours, témoigne-t-il. On est toujours prudents sur les résultats, car j'ai le sentiment que les deux dernières années, le jury a plus primé l'originalité que la qualité ». Cette année, après deux ans sans récompense, Jérôme Jury aimerait remonter sur le podium, et surtout effacer la déception 2010, où ses jus de fruits, envoyés par la Poste, ne sont jamais arrivés à destination et n'ont donc pu concourir.
Lucile Ageron

Un concours des plus "sérieux"
Si pour eux, le concours général agricole sera une découverte, pour d'autres, comme Jérôme Jury, cet événement n'est plus une surprise. Depuis 1998, l'exploitation les fruits de Val-qui-Rit, de Saint-Prim, présente ses jus de fruits presque toutes les années. « J'ai eu une première médaille pour notre jus de pommes, en 2002, soit au bout de quatre participations. Les années suivantes, nous avons aussi été récompensés pour notre nectar d'abricots et un cocktail framboises-pommes », précise le professionnel, qui a repris en 1988 l'exploitation familiale, avant d'ajouter : « Ce concours est le plus sérieux d'entre tous. Lorsqu'on a la chance de recevoir une médaille, c'est parce que l'on fait partie des meilleurs. Pour chaque bouteille où est apposé le fameux macaron, nous boostons nos ventes de 20 % ».
Pour cette édition 2011, pas de préparation particulière, mais en plus des traditionnels jus de pommes et d'abricots, un petit nouveau fait son apparition : le jus de mirabelles. « Cela fait trois ans que nous travaillons dessus. Cette année, on sent que les consommateurs sont satisfaits, alors nous le présentons au concours, témoigne-t-il. On est toujours prudents sur les résultats, car j'ai le sentiment que les deux dernières années, le jury a plus primé l'originalité que la qualité ». Cette année, après deux ans sans récompense, Jérôme Jury aimerait remonter sur le podium, et surtout effacer la déception 2010, où ses jus de fruits, envoyés par la Poste, ne sont jamais arrivés à destination et n'ont donc pu concourir.