Vous avez été nouvellement élu vice-président au bureau de la FDSEA. Comment voyez-vous l'avenir ?
Il y a un réel besoin d'être présents, de retourner auprès des agriculteurs. J'ai toujours considéré que toute forme de syndicalisme devrait être obligatoire, car sans syndicalisme, il n'y aurait pas eu autant d'avancées, que ce soit en agriculture ou dans tout autre secteur d'activité. Nous avons tendance, aujourd'hui, à oublier que tout ce que nous avons acquis est le résultat de luttes syndicales. Aujourd'hui, les agriculteurs non-adhérents à un syndicat devraient se demander ce qu'une adhésion va leur apporter. Une partie des agriculteurs considère que certaines choses arrivent car elles sont pré-établies et que cela doit se passer comme ça. Ils ne pensent pas que derrière tout cela, il y a un groupe d'individus qui travaille pour l'ensemble de la profession.
Quels sont les chantiers qui vous apparaissent comme prioritaires ?
En premier lieu, celui de la montagne et la Pac. Cette dernière est un sujet d'actualité, et nous ne pouvons pas ne pas nous y intéresser. Il faut faire des propositions pour l'ensemble des filières.
L'identité de la montagne n'est pas reconnue comme une spécificité dans l'Isère. La diversité de la montagne fait qu'elle existe aujourd'hui, mais je crains fortement qu'elle soit obligée de se diversifier encore plus pour continuer à vivre. J'ai tout de même confiance, car dans toute l'histoire de l'agriculture moderne, la montagne a toujours su anticiper. D'ailleurs, elle a été de nombreuses fois le terrain d'expériences qui ont profité à l'ensemble des autres secteurs. C'est un champ d'expérimentations et elle doit le rester, car nous ne sommes pas dans des systèmes de compétitivité similaires au reste du territoire.
Il faudra aussi être plus communiquants auprès de nos cantons et de nos élus de cantons, leur rappeler leur rôle, celui du syndicat et montrer qu'il a un rôle très important à jouer. Il déterminera le devenir des exploitations.
Propos recueillis par LA
Il y a un réel besoin d'être présents, de retourner auprès des agriculteurs. J'ai toujours considéré que toute forme de syndicalisme devrait être obligatoire, car sans syndicalisme, il n'y aurait pas eu autant d'avancées, que ce soit en agriculture ou dans tout autre secteur d'activité. Nous avons tendance, aujourd'hui, à oublier que tout ce que nous avons acquis est le résultat de luttes syndicales. Aujourd'hui, les agriculteurs non-adhérents à un syndicat devraient se demander ce qu'une adhésion va leur apporter. Une partie des agriculteurs considère que certaines choses arrivent car elles sont pré-établies et que cela doit se passer comme ça. Ils ne pensent pas que derrière tout cela, il y a un groupe d'individus qui travaille pour l'ensemble de la profession.
Quels sont les chantiers qui vous apparaissent comme prioritaires ?
En premier lieu, celui de la montagne et la Pac. Cette dernière est un sujet d'actualité, et nous ne pouvons pas ne pas nous y intéresser. Il faut faire des propositions pour l'ensemble des filières.
L'identité de la montagne n'est pas reconnue comme une spécificité dans l'Isère. La diversité de la montagne fait qu'elle existe aujourd'hui, mais je crains fortement qu'elle soit obligée de se diversifier encore plus pour continuer à vivre. J'ai tout de même confiance, car dans toute l'histoire de l'agriculture moderne, la montagne a toujours su anticiper. D'ailleurs, elle a été de nombreuses fois le terrain d'expériences qui ont profité à l'ensemble des autres secteurs. C'est un champ d'expérimentations et elle doit le rester, car nous ne sommes pas dans des systèmes de compétitivité similaires au reste du territoire.
Il faudra aussi être plus communiquants auprès de nos cantons et de nos élus de cantons, leur rappeler leur rôle, celui du syndicat et montrer qu'il a un rôle très important à jouer. Il déterminera le devenir des exploitations.