SURTITRE
Décollage de l'activité l'an dernier
Premier bilan / Après une première année d'activité fortement impactée par la crise, 2010 a marqué le réel démarrage d'Agri emploi 38.
Cueillette de fruits, conduite d'engins, ramassage de noix, traite... Plus de 1200 journées de travail ont été contractualisées l'an dernier dans le cadre d'Agri emploi 38. Cela représente un contrat à durée indéterminée (CDI) et 34 contrats à durée déterminée (CDD), soit 5,2 équivalents temps plein (ETP) créés dans le cadre du groupement d'employeurs départemental. Ou bien, en comptant les deux postes administratifs créés pour la gestion du groupement, deux CDI, 35 CDD et 6,4 ETP, dont certains n'auraient peut-être pas vu le jour ou n'auraient pas pu être pérennisés en dehors d'une telle structure.
Désormais fort d'une vingtaine d'adhérents, Agri emploi 38 semble donc trouver sa place aux côtés des groupements d'employeurs locaux, des services de remplacement et du service des compétences et de l'emploi de la chambre d'agriculture.
D'abord, mettre en évidence les besoins
Si cette activité démarrée en juillet 2009 au sein de la FDSEA a connu un tel essor et a pu prendre son autonomie, c'est notamment en contournant les difficultés de recrutement par le biais d'un partenariat avec Pôle emploi conclu, avec les autres organisations professionnelles agricoles oeuvrant dans le domaine de l'emploi, au mois de juillet dernier. La journée de présentation des métiers de l'agriculture qui a réuni Pôle emploi, mais aussi des centres d'information et d'orientation, des missions locales, des points d'information de la jeunesse, des centres de formation et le conseil général en mai dernier, et la détermination des premiers adhérents, qui se sont notamment investis dans la formation de leurs nouveaux salariés, ont également été décisives pour la suite.
Si les horticulteurs et les pépiniéristes sont les premiers employeurs du groupement en nombre d'heures, l'enquête sur les besoins de main-d'oeuvre des nuciculteurs pendant la période de récolte des noix menée en juillet dernier a permis à Agri emploi 38 de mieux répondre à leurs besoins.
Ensuite, tenter de proposer des solutions
Egalement très présent dans le secteur de l'élevage, le groupement d'employeurs départemental cherche, depuis l'automne dernier, à repérer les groupements agricoles d'exploitation en commun (Gaec) laitiers où le départ d'un associé consécutif à la crise du lait remet en cause la pérennité de l'exploitation. « Ces fermes n'ont pas les moyens de recruter seules un salarié qualifié, explique Pascal Denolly, le président d'Agri emploi 38. En lien avec les professionnels de la filière, nous voulons voir dans quelle mesure le groupement d'employeurs peut intervenir en soutien en explorant les possibilités de recourir à un salarié à temps partagé ».
En direction des agriculteurs en difficulté, Agri emploi 38 envisage par ailleurs d'intégrer le Sillon dauphinois, ce réseau d'aide aux agriculteurs en situation fragile constitué par la caisse de mutualité sociale agricole des Alpes du Nord, la chambre d'agriculture, le conseil général et la direction départementale des territoires. « Nous pourrions analyser les possibilités de reconversion vers un emploi salarié à temps partield'agriculteurs en difficulté afin de leur procurer un revenu, et mettre en relation ces publics qualifiés avec des employeurs à la recherche de compétences bien précises », propose Pascal Denolly.
Cécile Fandos
----- ENCADRE ----------------------------------------------------------------------------------------------------
Groupement d'employeurs mais pas seulement
Parallèlement à la mise à disposition de salariés, le groupement d'employeurs agricoles de l'Isère s'est impliqué dans la gestion de la bourse départementale de l'emploi agricole depuis le mois de juillet dernier et dans la coordination de deux sessions de formation en salle et en entreprises de demandeurs d'emploi aux métiers de l'agriculture dans le cadre du dispositif Adema au cours du second semestre 2010. « Ces activités parallèles sont essentielles à la mise en adéquation de l'offre et la demande », souligne Pascal Denolly, le président d'Agri emploi 38.
C.F.
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Désormais fort d'une vingtaine d'adhérents, Agri emploi 38 semble donc trouver sa place aux côtés des groupements d'employeurs locaux, des services de remplacement et du service des compétences et de l'emploi de la chambre d'agriculture.
D'abord, mettre en évidence les besoins
Si cette activité démarrée en juillet 2009 au sein de la FDSEA a connu un tel essor et a pu prendre son autonomie, c'est notamment en contournant les difficultés de recrutement par le biais d'un partenariat avec Pôle emploi conclu, avec les autres organisations professionnelles agricoles oeuvrant dans le domaine de l'emploi, au mois de juillet dernier. La journée de présentation des métiers de l'agriculture qui a réuni Pôle emploi, mais aussi des centres d'information et d'orientation, des missions locales, des points d'information de la jeunesse, des centres de formation et le conseil général en mai dernier, et la détermination des premiers adhérents, qui se sont notamment investis dans la formation de leurs nouveaux salariés, ont également été décisives pour la suite.
Si les horticulteurs et les pépiniéristes sont les premiers employeurs du groupement en nombre d'heures, l'enquête sur les besoins de main-d'oeuvre des nuciculteurs pendant la période de récolte des noix menée en juillet dernier a permis à Agri emploi 38 de mieux répondre à leurs besoins.
Ensuite, tenter de proposer des solutions
Egalement très présent dans le secteur de l'élevage, le groupement d'employeurs départemental cherche, depuis l'automne dernier, à repérer les groupements agricoles d'exploitation en commun (Gaec) laitiers où le départ d'un associé consécutif à la crise du lait remet en cause la pérennité de l'exploitation. « Ces fermes n'ont pas les moyens de recruter seules un salarié qualifié, explique Pascal Denolly, le président d'Agri emploi 38. En lien avec les professionnels de la filière, nous voulons voir dans quelle mesure le groupement d'employeurs peut intervenir en soutien en explorant les possibilités de recourir à un salarié à temps partagé ».
En direction des agriculteurs en difficulté, Agri emploi 38 envisage par ailleurs d'intégrer le Sillon dauphinois, ce réseau d'aide aux agriculteurs en situation fragile constitué par la caisse de mutualité sociale agricole des Alpes du Nord, la chambre d'agriculture, le conseil général et la direction départementale des territoires. « Nous pourrions analyser les possibilités de reconversion vers un emploi salarié à temps partield'agriculteurs en difficulté afin de leur procurer un revenu, et mettre en relation ces publics qualifiés avec des employeurs à la recherche de compétences bien précises », propose Pascal Denolly.
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Parallèlement à la mise à disposition de salariés, le groupement d'employeurs agricoles de l'Isère s'est impliqué dans la gestion de la bourse départementale de l'emploi agricole depuis le mois de juillet dernier et dans la coordination de deux sessions de formation en salle et en entreprises de demandeurs d'emploi aux métiers de l'agriculture dans le cadre du dispositif Adema au cours du second semestre 2010. « Ces activités parallèles sont essentielles à la mise en adéquation de l'offre et la demande », souligne Pascal Denolly, le président d'Agri emploi 38.
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