Des accords pour maintenir les aides à l'agriculture et à la forêt
Par la voix de son président Jean-Pierre Barbier, le conseil départemental de l'Isère affiche sa détermination à « être aux côtés des agriculteurs isérois ». D'où le vote d'un budget consacré à l'agriculture le 16 décembre, dans la continuité de celui de l'an dernier, à hauteur de 5 061 680 euros.
Soutien maintenu
« Face à la crise qui frappe agriculteurs et éleveurs, le département a choisi de s'impliquer dans des mesures plus structurelles, créatrices de valeur ajoutée pour les agriculteurs, en travaillant à l'émergence d'un pôle agro-alimentaire. L'objectif est de structurer les filières agricoles, d'assurer la transformation des produits agricoles en préservant la valeur ajoutée pour les agriculteurs et de faire émerger les circuits de proximité », expose Jean-Pierre Barbier. « Sur ce pôle agro-alimentaire, nous allons travailler en partenariat avec la Métro, le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, les différents EPCI et la chambre d'agriculture de l'Isère », affirme Robert Duranton, vice-président en charge de l'agriculture.
Par ailleurs, l'appui aux filières sera maintenu. Le département orientera les subventions de fonctionnement aux organismes vers la recherche de valeur ajoutée pour les producteurs, le développement d'une offre de produits vendus en circuits de proximité, la sécurisation des productions à partir d'une gestion durable des ressources. « Malgré la perte de la compétence économique issue de la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République), nous pourrons continuer les accompagnements existants grâce à la mise en œuvre d'une convention que nous avons élaboré avec le conseil régional », souligne Robert Duranton.
Accords avec le conseil régional
Du côté de la forêt, le budget du conseil départemental se trouve également inchangé, de l'ordre de 779 725 euros. « Il permet de poursuivre les engagements pris pour l'amélioration de la productivité de l'exploitation forestière et pour la modernisation des entreprises, avec l'application d'un nouveau règlement d'intervention visant à soutenir les entreprises de travaux forestiers en plus des aides aux entreprises de 1ère et 2ème transformation », détaille Fabien Mulyk, vice-président du conseil départemental délégué à la filière bois, l'aménagement des rivières et l'environnement.
Des aides de fonctionnement seront ainsi allouées aux acteurs de la forêt et de la filière bois pour favoriser le regroupement des propriétaires privés, accompagner la recherche de valeur ajoutée, promouvoir les constructions en bois local, et favoriser l'innovation. Les communes et les intercommunalités seront aussi soutenues pour leurs travaux d'amélioration sylvicole et de desserte, fondamentaux pour la mobilisation des bois. « Quant à l'interprofession Créabois, le financement de certaines actions liées à la production et à la commercialisation de bois locaux, qui génèrent moins de transports, pourra aussi être maintenu », ajoute encore Fabien Mulyk. « Des accords sont trouvés avec le conseil régional avec qui il y a une amélioration de la discussion. Une prise de conscience de l'importance et de la pertinence de l'accompagnement du département a eu lieu. C'est une bonne chose », reconnaît le vice-président en charge de la filière bois.
IB