La Côte-Saint-André
Des changements d'échelle à l'ordre du jour
Territoires / Certains syndicats d'exploitants agricoles ayant déjà fusionné, leur fédération départementale a engagé, lors de son dernier congrès, le 18 mars à La Côte-Saint-André, une réflexion sur l'organisation interne de la FDSEA.
Vice-président de la FDSEA, Jean-Michel Bouchard a présenté, lors du dernier congrès du mouvement, le 18 mars à La Côte-Saint-André, un projet de réorganisation interne du syndicat. « Notre organisation syndicale, basée sur une représentation à trois niveaux (communal, cantonal et départemental), est fondée sur les statuts types adoptés par la FNSEA en 1950. Cette organisation a été mise en place dans un contexte où le nombre d'agriculteurs isérois avoisinait les 50 000 et où, au niveau national, nous étions deux millions et demi, a d'abord rappelé le responsable professionnel. Cette organisation a permis à notre réseau de se développer à partir d'un ancrage local fort, garant d'une représentation syndicale dans chaque recoin du département, et sur chaque dossier. Les acquis issus de cette organisation unique en son genre sont exceptionnels et tous les agriculteurs en bénéficient au quotidien, même si nous avons parfois tendance à oublier à quel point le rôle du syndicalisme a été déterminant dans l'évolution de notre agriculture ».
Mais « depuis quelques années, la dynamique locale est de moins en moins homogène, a aussi noté Jean-Michel Bouchard. Certaines communes restent très dynamiques alors que d'autres n'ont plus de syndicat. Idem pour les cantons. Nous nous demandons donc comment animer des projets collectifs locaux apportant un réel service aux adhérents, comment faire entendre la voix syndicale dans des structures comme les intercommunalités ou les comités de territoire par exemple, bref, comment continuer à peser alors que les agriculteurs sont de moins en moins nombreux ».
Engagée depuis quelques mois, la réflexion menée sur ce thème a permis de dégager une première piste de réflexion visant à consolider le niveau cantonal pour en faire la structure administrative de base, comme dans les secteurs de Saint-Laurent-du-Pont et de Mens, tout en conservant des délégués fonciers et des correspondants chargés de relayer l'information au quotidien à l'échelle communale.
Un débat ouvert
Après que Jean-Michel Bouchard a présenté cette hypothèse, certains congressistes ont évoqué le risque de perte de proximité qu'elle comporte, tandis que d'autres ont, au contraire, mis en avant l'urgence de passer à l'échelle inter-cantonale, l'essentiel des décisions locales se prenant désormais à l'échelle des treize territoires définis par le conseil général voilà déjà quelques années. Pour Pascal Denolly, également vice-président de la FDSEA, « si cette proposition fait réagir, c'est qu'elle est intéressante ». Il a donc invité les personnes s'étant exprimées « et celles qui n'en pensent pas moins » à rejoindre le groupe de travail constitué pour traiter la question.
Le président de la FDSEA, Jean Robin-Brosse a conclu en affirmant la nécessité de « se remettre en cause » afin de ne pas « fonctionner par routine ».
C.F.
Mais « depuis quelques années, la dynamique locale est de moins en moins homogène, a aussi noté Jean-Michel Bouchard. Certaines communes restent très dynamiques alors que d'autres n'ont plus de syndicat. Idem pour les cantons. Nous nous demandons donc comment animer des projets collectifs locaux apportant un réel service aux adhérents, comment faire entendre la voix syndicale dans des structures comme les intercommunalités ou les comités de territoire par exemple, bref, comment continuer à peser alors que les agriculteurs sont de moins en moins nombreux ».
Engagée depuis quelques mois, la réflexion menée sur ce thème a permis de dégager une première piste de réflexion visant à consolider le niveau cantonal pour en faire la structure administrative de base, comme dans les secteurs de Saint-Laurent-du-Pont et de Mens, tout en conservant des délégués fonciers et des correspondants chargés de relayer l'information au quotidien à l'échelle communale.
Un débat ouvert
Après que Jean-Michel Bouchard a présenté cette hypothèse, certains congressistes ont évoqué le risque de perte de proximité qu'elle comporte, tandis que d'autres ont, au contraire, mis en avant l'urgence de passer à l'échelle inter-cantonale, l'essentiel des décisions locales se prenant désormais à l'échelle des treize territoires définis par le conseil général voilà déjà quelques années. Pour Pascal Denolly, également vice-président de la FDSEA, « si cette proposition fait réagir, c'est qu'elle est intéressante ». Il a donc invité les personnes s'étant exprimées « et celles qui n'en pensent pas moins » à rejoindre le groupe de travail constitué pour traiter la question.
Le président de la FDSEA, Jean Robin-Brosse a conclu en affirmant la nécessité de « se remettre en cause » afin de ne pas « fonctionner par routine ».