Des politiques agricoles convergentes
Se connaître est une chose. Travailler ensemble en est une autre. La nouvelle gouvernance de la chambre d’agriculture a donc officiellement rencontré les élus du conseil général de l’Isère, pour une réunion au sommet. « Il y a plus de convergences que de divergences dans la politique de chacun », a constaté Christian Nucci, vice-président du département en charge de l’agriculture. Le conseil général oriente sa politique agricole en quatre axes : alimentaire - vers la structuration de filières locales -, économique - en ciblant les productions génératrices de valeur ajoutée -, foncier - avec l’identification des espaces agricoles stratégiques - et social - pour garantir des conditions de vie et de travail convenables.
Autour du volet environnement
Jean-Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture a rappelé les lignes directrices de sa mandature : l’amélioration du revenu des exploitations, ainsi qu'un travail sur le volet social et sur celui de l’emploi. Il a insisté sur la volonté d’aborder tous les marchés propices au développement des exploitations agricoles et particulièrement celui des filières courtes, où la marge de progression est très importante. « Il convient de trouver la valeur ajoutée là où elle situe, en lien avec le développement d’outils comme le maintien des abattoirs, la légumerie, les laiteries et fromageries, et en soutenant les démarches qualité à l’image du dossier de l’IGP saint-marcellin ». Le président a également cité le volet environnement et les efforts déjà réalisés par l’agriculture concernant la qualité de l’eau, mais aussi ceux engagés dans le cadre des volumes prélevables. Sans omettre l’implication de la profession dans la mise en place de périmètres de protection des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) d’abord dans la plaine de l’Isère, puis en Nord Isère, pour préserver et valoriser les espaces agricoles dans des zones soumises à de fortes pressions. Le conseil général consacre pour sa part un budget de 150 000 euros à ces programmes.
Bien sûr, il existe quelques points de divergence entre la chambre d’agriculture et le département, qui tiennent plus particulièrement à la définition du budget. Les deux parties se sont entendues sur le principe d’une plus grande efficacité dans le travail en partenariat et la recherche de nouvelles entrées, à l’image des fonds fléchés vers l’environnement (mesures agro-environnementales en Belledonne, Matheysine et dans le Trièves) et la gestion des espaces. Cette dernière enveloppe départementale, qui s’élève à 300 000 euros, a quasi doublé depuis 2012.