Dépendance des personnes âgées
Des solutions pour éviter l'isolement
Quelle prise en charge pour la dépendance des personnes âgées ? C'est le thème des réunions intercantonales d'informations de la section des anciens de la FDSEA 38. A cette occasion, lors d'une réunion organisée à Izeron, le 26 novembre, des intervenantes du Conseil général du secteur Sud-Grésivaudan ont brossé le portrait de l'offre présente sur le territoire Vinay, Tullins et Saint-Marcellin.
D'ici à 2015, la France comptera deux millions de personnes de plus de 85 ans contre 1,3 millions aujourd'hui. Et, à l'horizon 2040, l'augmentation prévisible du nombre de personnes âgées est de l'ordre de 1 à 1,5 % par an, selon le gouvernement. Savoir comment cette dépendance pourra être prise en charge est un enjeu crucial. Ainsi, la création d'une cinquième branche de la protection sociale - s'ajoutant alors aux quatre autres : maladies, familles, retraites et accidents du travail - est en projet.
Un hébergement en fonction du degré de dépendance
Ce thème est abordé au cours des réunions intercantonales de la section des anciens de la FDSEA 38, de cette fin d'année. « Nous voulons sensibiliser les personnes à ce sujet car, même si elles ne sont pas encore concernées, leurs parents peuvent l'être. Le but est de leur faire découvrir les structures de chaque territoire pour qu'il y ait peu, voire pas, de personnes isolées. Cela accompagne le débat national sur la dépendance qui aura lieu en 2011 », justifie Francis Annequin, président de la section.
Lors de la réunion du 26 novembre, à Izeron, c'est la situation du secteur de Tullins, Saint-Marcellin et Vinay qui a été présentée par des intervenantes du service autonomie du Conseil général Sud-Grésivaudan. Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), foyer logement, accueil de jour, unités de soins longue durée, accueil familial... Toutes les solutions existant dans les trois cantons ont été passées au crible. « Concernant les Ehpad, les orientations des personnes vers tel ou tel établissement est fait en fonction de la dépendance physique ou psychique des gens. Par exemple, une personne avec des troubles cognitifs ne sera pas accueillie à Chatte car il n'y a pas d'unité sécurisée », précise Nicole Chevaillier, médecin au service autonomie du Conseil général Sud-Grésivaudan.
Des aides pour le financement
Mais, le point le plus important, - « le nerf de la guerre » comme l'a appelé Bernadette Ramier - c'est le financement de ces modes d'hébergements. Selon le type d'établissement, et le "degré" de dépendance de la personne, le coût sera différent. « En Ehpad, par exemple, le coût se divise en trois parties : l'hébergement, la dépendance et les soins. Pour la première partie, le financeur est souvent la personne elle-même, mais si ses ressources ne sont pas suffisantes, elle peut bénéficier de l'allocation au logement. En moyenne, cela peut s'échelonner de 45 à 52 euros par jour et par personne. Pour la partie "dépendance", trois tarifs sont établis en fonction des personnes. Soit ce sont elles qui payent, soit elles bénéficient de l'APA, allocation personnalisée à l'autonomie. Enfin, les soins médicaux sont pris en charge par l'assurance-maladie », a précisé Bernadette Ramier.
Nicole Chevaillier a, quant à elle, tenu à sensibiliser le public sur les établissements privés, qui sont souvent beaucoup plus chers que ceux publics. « Malheureusement, il y a des gens qui pensent que les personnes âgées sont un marché porteur. Certaines coûtent près de 3 500 euros par mois ! J'ai eu l'exemple d'une dame parachutée, depuis Grenoble, dans une maison spécialisée à Paray-le-Monial (Bourgogne) pour un tarif de 2 500 euros par mois ! » Pour présenter plus spécifiquement ces établissements, une visite devrait être organisée prochainement.
Lucile Ageron
Un hébergement en fonction du degré de dépendance
Ce thème est abordé au cours des réunions intercantonales de la section des anciens de la FDSEA 38, de cette fin d'année. « Nous voulons sensibiliser les personnes à ce sujet car, même si elles ne sont pas encore concernées, leurs parents peuvent l'être. Le but est de leur faire découvrir les structures de chaque territoire pour qu'il y ait peu, voire pas, de personnes isolées. Cela accompagne le débat national sur la dépendance qui aura lieu en 2011 », justifie Francis Annequin, président de la section.
Lors de la réunion du 26 novembre, à Izeron, c'est la situation du secteur de Tullins, Saint-Marcellin et Vinay qui a été présentée par des intervenantes du service autonomie du Conseil général Sud-Grésivaudan. Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), foyer logement, accueil de jour, unités de soins longue durée, accueil familial... Toutes les solutions existant dans les trois cantons ont été passées au crible. « Concernant les Ehpad, les orientations des personnes vers tel ou tel établissement est fait en fonction de la dépendance physique ou psychique des gens. Par exemple, une personne avec des troubles cognitifs ne sera pas accueillie à Chatte car il n'y a pas d'unité sécurisée », précise Nicole Chevaillier, médecin au service autonomie du Conseil général Sud-Grésivaudan.
Des aides pour le financement
Mais, le point le plus important, - « le nerf de la guerre » comme l'a appelé Bernadette Ramier - c'est le financement de ces modes d'hébergements. Selon le type d'établissement, et le "degré" de dépendance de la personne, le coût sera différent. « En Ehpad, par exemple, le coût se divise en trois parties : l'hébergement, la dépendance et les soins. Pour la première partie, le financeur est souvent la personne elle-même, mais si ses ressources ne sont pas suffisantes, elle peut bénéficier de l'allocation au logement. En moyenne, cela peut s'échelonner de 45 à 52 euros par jour et par personne. Pour la partie "dépendance", trois tarifs sont établis en fonction des personnes. Soit ce sont elles qui payent, soit elles bénéficient de l'APA, allocation personnalisée à l'autonomie. Enfin, les soins médicaux sont pris en charge par l'assurance-maladie », a précisé Bernadette Ramier.
Nicole Chevaillier a, quant à elle, tenu à sensibiliser le public sur les établissements privés, qui sont souvent beaucoup plus chers que ceux publics. « Malheureusement, il y a des gens qui pensent que les personnes âgées sont un marché porteur. Certaines coûtent près de 3 500 euros par mois ! J'ai eu l'exemple d'une dame parachutée, depuis Grenoble, dans une maison spécialisée à Paray-le-Monial (Bourgogne) pour un tarif de 2 500 euros par mois ! » Pour présenter plus spécifiquement ces établissements, une visite devrait être organisée prochainement.