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Bourse de l'emploi

Deux embauches réussies à la pépinière Bonnaire jardin de Bourgoin

Gérant de la pépinière Bonnaire jardin qu'il a créée voici 32 ans à Bourgoin-Jallieu, Gilles Bonnaire témoigne de sa première expérience réussie de la bourse de l'emploi gérée par l'association nationale pour l'emploi et la formation en agriculture, dont Agri emploi 38, le groupement d'employeurs départemental, est l'un des 45 points de collecte des offres et demandes d'emploi en production agricole.
Deux embauches réussies à la pépinière Bonnaire jardin de Bourgoin
Pourquoi avoir fait appel à Agri emploi 38 ?
Démarrée il y a 32 ans, l'entreprise emploie sept personnes à temps plein ainsi que des saisonniers (2,5 équivalents temps plein, de l'automne au printemps). J'ai contacté le groupement d'employeurs départemental car je voulais faire deux embauches de long terme : un adjoint pour me seconder en production et un deuxième vendeur spécialiste du végétal, car, dans ma précédente équipe, seule une personne possédait ces qualifications. Or, depuis 32 ans, notre gamme s'est considérablement développée. Je pense pouvoir affirmer que nous possédons un choix hors du commun, non seulement en végétaux, mais aussi en engrais, en produits phytosanitaires, en moyens de lutte intégrée contre les ravageurs...
C'est aussi parce que les recrutements sont difficiles en horticulture que vous vous êtes fait accompagner ?
Oui, c'est vrai que le recrutement, c'est un point sur lequel on butte régulièrement. Pour l'embauche de travailleurs saisonniers, le réseau personnel suffit généralement à trouver des candidats répondant à nos besoins. Mais, même pour du travail temporaire, je crains d'avoir plus de mal à recruter maintenant que mes enfants deviennent grands, car je m'appuyais beaucoup sur eux.
Comment se sont déroulées les embauches de l'adjoint de production et de la vendeuse arrivés il y a deux mois ?
Agri emploi 38 m'a mis en contact avec l'association nationale pour l'emploi et la formation en agriculture (Anefa), qui gère une bourse de l'emploi dans le champ de la production agricole et, à partir de là, tout est allé très vite. J'ai rencontré mon second de production, qui cherchait à s'installer en Gaec dans l'Ain, mais venait de se rendre compte que son projet n'était pas viable. Nous nous sommes parlé une vingtaine de fois en trois jours, puis il est venu passer quinze jours sur l'exploitation dans le cadre d'une évaluation en milieu de travail (EMT), un dispositif géré par Pôle emploi qui a ouvert l'accès au financement par le service public de l'emploi de la formation poids lourds qu'il suit actuellement.
La vendeuse spécialiste du végétal, elle, est en poste depuis le début du mois d'octobre. Originaire du Mans, elle s'apprêtait à venir passer un entretien dans la région quand Pôle emploi lui a transmis mon offre d'emploi, qui avait auparavant transité par le groupement d'employeurs départemental et l'Anefa. Nous nous sommes donc rencontrés dans les deux jours qui ont suivi la diffusion de l'offre et je l'ai tout de suite recrutée, car elle a un bon niveau de formation et a beaucoup travaillé dans le domaine des plantes vivaces avant d'arriver ici.

Par le biais de la bourse de l'emploi, vous avez donc eu accès à des profils particulièrement adaptés à vos besoins ?
Oui, je crois que j'ai eu beaucoup de chance. Mais, c'est sûr qu'en diffusant plus largement les offres, on multiplie ses chances de tomber sur la bonne personne. Les gens mobiles géographiquement démontrent forcément leur envie de venir travailler dans l'entreprise.
Propos recueillis par Cécile Fandos