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Isère

Deux primeurs isérois en lice pour le MOF

CONCOURS/ Pour la première fois, la profession de primeur accède au concours du Meilleur ouvrier de France. Deux candidats isérois ont été sélectionnés, et participeront aux épreuves samedi 14 et dimanche 15 mai, à Clermont-Ferrand.
Deux primeurs isérois en lice pour le MOF
Ils sont deux primeurs de l'agglomération grenobloise à participer au concours du Meilleur ouvrier de France. Pour la première fois cette année, le concours s'ouvre à cette profession. Une initiative due à l'Union syndicale des détaillants en fruits et légumes et primeurs. Selon le président de l'UNFD, Francis Van Der Elst, « le MOF désigne l'expertise, la connaissance, le savoir-faire, l'excellence professionnelle, dans de nombreux corps de métier. Il était temps que ces qualités puissent être également reconnues chez nous, les primeurs ». Et d'ajouter : « Le primeur sélectionne les meilleurs produits, au meilleur prix, au meilleur moment. Il faut se tenir au courant, goûter, juger par soi-même. La fraîcheur ne donne pas droit à l'erreur ».
C'est donc pour la reconnaissance de la profession que ce concours a été lancé par l'UNFD. Au total, 21 candidats ont participé en mai 2010 aux épreuves qualificatives organisées à Rungis. Seuls 14 finalistes ont été sélectionnés. Parmi eux, deux isérois : Maxime Lafranceschina et Sandrine Mangione.

Un challenge pour les candidats
Agé de 33 ans, Maxime Lafranceschina est issu de trois générations de primeurs et exerce à Seyssinet-Pariset. « Le métier ne se résume pas à acheter et revendre. Il faut faire un vrai travail d'affinage en amont », explique-t-il. Ce concours, il l'attendait depuis longtemps, pour montrer que celui qui travaille de ses mains peut atteindre l'excellence.
De son côté, Sandrine Mangione travaille à Montbonnot et a démarré dans son entreprise comme comptable. Le métier, elle l'a donc appris au fil du temps, au contact des clients. « Ce concours est un nouveau challenge, une manière de tester mes compétences. Le stress est difficile à gérer, et je ne pense qu'au concours car au bout, la récompense est magnifique », avoue la jeune femme.
Samedi 14 et dimanche 15 mai, à Clermont-Ferrand, ils se mesureront à 12 autres experts des fruits et légumes au travers d'une épreuve orale et la réalisation d'un buffet pour 40 personnes sur le thème des quatre éléments. Ultime défi à relever pour gagner le précieux titre de Meilleur ouvrier de France.
Lucile Ageron