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Deux suspicions d'"attaque" de vautours la semaine dernière à Nantes-en Rattier

Deux suspicions d'"attaque" de vautours la semaine dernière à Nantes-en Rattier

Des os et de la peau. C'est tout ce qui reste de la brebis de Patrick Guignier, éleveur ovin à Nantes-en-Rattier. Mercredi 14 mai, entre 10 et 15h, la bête s'est fait attaquer, et elle en est morte. « Je n'ai pu que constater les faits, raconte l'éleveur. Quand je suis arrivé, la brebis était mangée, dépecée complètement. C'est assez curieux : sur le squelette, plus un brin de viande. J'ai trouvé des plumes autour...» Patrick Guignier pense tout de suite aux vautours. Il appelle la Fédération des alpages de l'Isère, qui le redirige sur la DDT. « On m'a dit qu'un vétérinaire viendrait pour faire un constat. C'est la nouvelle procédure pour ce genre de chose. Mais je l'attends toujours, le vétérinaire...» Quatre jours plus tard, à 500 mètres à vol d'oiseau (de vautours?), dans la même commune, un poulain à peine né a été retrouvé à moitié mangé. Prévenu par les voisins, Laurent Curt, l'éleveur, n'a pu lui aussi que constater les dégats. Une quinzaine de vautours aurait été repérés alentours. Coïncidence ? Les éleveurs n'y croient pas. « Moi je n'élève pas des brebis pour les donner au vautour », s'insurge Patrick Guignier qui, lundi soir, a reçu la visite d'un agent de l'ONC pour un « constat » : « Le garde a pris des renseignements, mais il ne m'a rien fait dater ni signer. Pour moi, ce n'est pas un constat, ça. C'est un peu bizarre... »  Interrogée, la DDT n'avait pas reçu l'aval de sa hierarchie pour répondre avant le bouclage de Terre dauphinoise.

MB