Eliane Giraud prend fait et cause pour l'union avec l'Auvergne
Examinant en deuxième lecture le projet de loi de redécoupage des régions le 30 octobre, les sénateurs ont suivi toutes les préconisations de la commission spéciale et rejeté les amendements visant à modifier la carte dessinée par le gouvernement. Eliane Giraud, sénatrice de l'Isère, est notamment intervenue pour défendre «l'union» des régions Rhône-Alpes et Auvergne, faisant valoir qu'«une région unifiée créera des opportunités, avec des métropoles importantes (Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon), de grandes universités, mais aussi un équilibre entre la montagne et la plaine ». L'élue a rappelé que des rapprochements ont déjà été engagés entre les deux régions : «Avec les trois massifs (celui des Alpes, celui du Jura et le Massif Central), nous travaillons déjà sur la réalité rurale de montagne et cela sera amplifié. Je ne nie pas le sentiment d'éloignement. Mais la proximité n'est pas qu'une question de kilométrage.» S'adressant particulièrement à ses collègues Michel Bouvard, sénateur de Savoie, et Jacques Mézard, sénateurs du Cantal, tous deux porteurs d'amendement défavorables à l'union, Eliane Giraud a précisé qu'« entre la Région Rhône-Alpes et la Région Auvergne, le travail accompli est très respectueux de chacun. Les identités perdureront, les solidarités ne seront que plus fortes. L'enjeu est d'associer les forces vives, pour conquérir plus de dynamisme économique, plus de marchés à l'étranger ».
Au terme d'un débat qui a duré tard dans la nuit, le projet de loi relatif à la « délimitation des régions, aux élections régionale et départementales et modifiant le calendrier électoral » a été adopté par 175 voix contre 33.
MB