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Economie

Elles testent leur activité

L'Espace-test agri-rural du sud-Grésivaudan est lancé. Les quatre premiers porteurs de projet démarrent leur activité.
Elles testent leur activité

« Le bâtiment est flambant neuf, le matériel est prêt à être utilisé, la directrice - Séverine Aufort - est impatiente et les premiers testeurs sont dans les startings-blocks, le projet d'Espace test du sud-Grésivaudan est devenu une réalité ». C'est en ces termes que Sylvain Belle, le président de l'association et le représentant de la communauté de communes du Pays de Saint-Marcellin a procédé au lancement le 12 novembre de la « Boîte à essais », un dispositif d'accompagnement des créateurs d'activités économiques, installée aux Ateliers du Plantau, à Chatte.

Grandeur nature

Elles ont un projet d'activité professionnelle à développer autour de Saint-Marcellin. Et elles sont motivées. Elles sont les premières à bénéficier du site, des outils et de l'accompagnement que propose l'Espace-test. Si une quinzaine de porteurs de projets avaient candidaté, elles ne sont que quatre à avoir finalement été retenues, car leur projet était suffisamment abouti pour être testé. Valérie Blanc élève déjà des animaux à laine (moutons, chiens, alpagas et lapins). Elle veut transformer leur toison et d'autres fibres en laine ou produits finis, tels que des vêtements, des accessoires et des bijoux. Elle veut utiliser l'Espace-test pour bénéficier d'un accompagnement juridique et enrichir son réseau sur le sud-Grésivaudan. Pour elle, « la boîte à essais est une bonne opportunité pour limiter les risques à la création de son entreprise, et le fait d'être en groupe est plus rassurant que de se lancer seule dans l'aventure ». Marina Janrosso-Rizzetto avait un projet de plantes aromatiques et médicinales. Mais, faute de foncier, elle ne pouvait le mener à son terme. Grâce à l'Espace-test, elle va pouvoir lancer ses cultures au printemps prochain. « Ainsi, je vais pouvoir faire mes premières armes, rencontrer les acteurs du territoire, car je ne suis ni du milieu agricole, ni du secteur, et démarrer ma commercialisation », espère la jeune femme. Quant à Dorothée Locatelli, son projet est de transformer des produits à base de noix. Ses recettes sont prêtes (elle les a déjà testées dans sa cuisine), mais elle va les mettre en œuvre dans un petit atelier de transformation flambant neuf installé au sein du Gaec familial qu'elle compte rejoindre si l'expérience s'avère concluante. Elle a besoin de l'Espace pour être conseillée sur les techniques de vente et constituer son réseau. Les formations qui seront proposées l'aideront dans ce sens. Déterminée à « être rapidement pro », elle espère bien être présente, avec les autres jeunes femmes, sur les marchés de Noël du territoire. Le dernier projet n'est pas agricole. Encore que. Il peut intéresser les agriculteurs. Titulaire d'un Bac+3 en ressources humaines et après plusieurs expériences dans le milieu, Stéphanie Ribeiro veut devenir assistante administrative pour les petites entreprises et les particuliers. Elle qui a l'habitude de s'investir a envie de s'engager pour elle. Elle veut « se donner les moyens d'arriver à ce qu'elle veut », et, pour cela, l'Espace-test lui procure « une sécurité avant de se lancer complètement ». Utilisant les bureaux des Ateliers, elle compte en profiter pour « constituer son réseau et établir une clientèle ». Avec ces quatre jeunes femmes, l'Espace-test est aussi en phase de test. A terme, ces pionnières pourraient être rejointes par huit autres porteurs de projets venus expérimenter grandeur nature leur activité dans un cadre sécurisé.

Isabelle Brenguier