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Prix excellence agricole et rurale

Faire connaître les améliorations conduites par les exploitations

La chambre d'agriculture renouvelle son partenariat avec Terre dauphinoise dans le cadre de la deuxième édition du Prix de l'Excellence agricole et rurale qui sera remis le 13 septembre lors de la 800e édition de la foire de Beaucroissant.
Faire connaître les améliorations conduites par les exploitations

« Nous avons des agriculteurs qui sont dans la recherche d'améliorations pour leurs exploitations et cela n'est pas assez connu », assure Jean-Claude Darlet, le président de la chambre d'agriculture de l'Isère. L'organisme consulaire s'est de nouveau engagé auprès de Terre dauphinoise pour participer à la deuxième édition du Prix de l'Excellence agricole et rurale, qui sera remis à l'occasion de la 800e édition de la foire de Beaucroissant, le 13 septembre prochain. « Ce trophée nous a permis de mettre en avant l'accompagnement de la chambre d'agriculture et surtout, de montrer le travail d'innovation que font les agriculteurs. D'autant que la foire de Beaucroissant est une vitrine importante car elle attire de nombreux visiteurs ».

Le Prix de l'Excellence agricole et rurale répond à l'esprit de la nouvelle mandature qui orientée vers la performance des exploitations, la qualité et la communication. « Un point déterminant est d'avoir des arguments positifs et de présenter tout ce qui est fait devant l'ensemble des concitoyens, des élus et des associations, insiste Jean-Claude Darlet. Ceci afin de montrer que ces pratiques ne sont pas en désaccord avec les attentes sociétales. » Le président mesure les efforts réalisés par les exploitants agricoles ces dernières années « en matière de modernisation, de restructuration des exploitations, en intégrant de nombreuses contraintes, des mises aux normes qui ont parfois des incidences sur les rendements, sans que personne ne s'en rende compte. Et le pire, c'est que toutes ces évolutions ne sont pas suivies d'un retour rémunérateur ». Le métier d'agriculteur évolue et se transforme afin de trouver une marge et souvent, cela passe « par encore plus de travail pour transformer et vendre afin d'arriver à retrouver une dignité et des revenus ». Il poursuit : « si l'agriculteur ne s'implique pas aujourd'hui dans l'aval, il court à la déception et n'aura pas de retour. Il faut presque réinventer ce qui a été fait par le passé ».

Des solutions originales

La chambre d'agriculture accompagne l'ensemble de ces évolutions. « Nous sommes le premier département en nombre de points de vente collectifs et nons continuons encore à suivre des projets. Notre accompagnement se porte sur la recherche de la qualité, sur l'innovation et sur la valorisation. Durant la première mandature, nous avons mis l'accent sur le conseil technique. Aujourd'hui, il faut aller plus loin par la recherche de solutions originales. » La chambre d'agriculture participe notamment à la restructuration de filières comme c'est le cas pour le maraîchage qui a peu à peu déserté la ceinture verte grenobloise. Elle conduit également des actions en matière de recherche et développement ainsi que dans l'innovation à travers les journées Innovaction ou les groupes Déphy pour la réduction de l'emploi de produits phytosanitaires. Reste à faire savoir que ces réalisations existent. C'est la raison pour laquelle l'institution a fléché un fonds de formation Vivéa pour que les agriculteurs puissent acquérir une méthode pour communiquer sur leurs pratiques, sans polémique. 

Si la 800e édition de la foire de Beaucroissant se veut un événement festif, l'actualité agricole y occupera une grande place. « D'ici là, j'espère que les catastrophes cesseront », déclare Jean-Claude Darlet. Mais il prévient : « il faut aussi se mettre autour d'une table, en liaison avec le renouvellement de la PAC, pour rélféchir à la problématique de la couverture du risque ».

Quant au lauréat du Prix de l'Excellence agricole et rurale choisi par la chambre d'agriculture : chut, il est encore trop tôt pour en parler...

Isabelle Doucet