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Crise de l'élevage

GMS : les négociations sur le prix du lait seront désormais tripartites

Le gouvernement appelle les enseignes à ne pas aggraver "un contexte déjà déflationniste".
GMS : les négociations sur le prix du lait seront désormais tripartites

A l'issue de la rencontre entre le Premier ministre, le ministre de l'Agriculture, celui de l'Économie et les patrons de GMS à Matignon le 8 février, un terrain d'accord a été trouvé sur un fonds de 10 centimes par kilo de porc pour soutenir les éleveurs, a déclaré Serge Papin, PDG du groupe Système U. Le fonds serait abondé par les GMS, mais aussi par la restauration, y compris les cantines. Les modalités seront discutées entre le ministère et la FNSEA. Autre avancée «très positive» de cette rencontre, selon Serge Papin : les négociations sur le prix du lait seront désormais tripartites : les producteurs sont admis autour de la table. Pour les négociations tarifaires 2016, les deux ministres ont appelé les enseignes à « ne pas aggraver le contexte déjà déflationniste avec la baisse des prix », a déclaré Stéphane Le Foll.

Valls accuse Bruxelles de faire « trop peu ou trop tard »

A la sortie de la rencontre, Manuel Valls s'en est pris à la Commission européenne, qu'il accuse de faire « trop peu ou trop tard ». Il a également indiqué qu'il recevra le Premier ministre russe Medvedev en vue de la levée de l'embargo sanitaire sur le porc. En réponse aux accusations du Premier ministre, la Commission européenne a rétorqué  qu'elle ne pouvait pas « réinventer la roue ». L’exécutif européen a été effectivement saisi d’un mémorandum français sur la question, et souligne que ce document concerne ses services chargés de l’agriculture, mais aussi ceux de la concurrence. Il répète qu’une enveloppe exceptionnelle de 420 millions d'euros a été dégagée à l’automne dernier, en plus des aides au stockage des produits laitiers et du porc, et que les États membres peuvent y adjoindre des mesures nationales dont la compatibilité avec les règles communautaires doit être vérifiée. Pour l’heure, la Commission, qui fait valoir ses contraintes budgétaires, se contente de souligner les possibilités offertes par la politique de développement rural pour répondre à cette crise.

Source : Agra