Groupama prend soin des jeunes
Dans toutes les exploitations, comme dans toutes les entreprises, les dangers sont partout. Ou peuvent être partout. L'échelle en bois, un peu abîmée, un peu bancale ou bien mal placée est un danger en elle-même. Une mauvaise chute peut en découler avec un arrêt de travail, quelquefois des séquelles plus graves. De toute façon, un arrêt d'activité. Dramatique quand l'entreprise, l'exploitation, ne repose que sur une seule personne.
Visites préventives
C'est pour cela que Groupama Rhône-Alpes-Auvergne tient tant à la prévention et possède un réseau d'une quinzaine de conseillers-préventeurs qui rayonnent dans les douze départements de l'aire géographique de la caisse régionale mutualiste. Car même si l'histoire de l'échelle peut encore se trouver et ne relève pas seulement de la simple anecdote, les sources d'accidents ou de dommages potentiels se sont multipliées au fur et à mesure de l'évolution des façons de produire. « L'équipe de préventeurs réalise entre 1 500 et 2 000 visites par an chez les sociétaires, explique David Derocles, chargé de prévention en Savoie et Isère. Nous sommes souvent dans des exploitations de polyculture-élevage, mais la production de noix recourt aux séchoirs à gaz, sources de risque. Tandis que les stockages de céréales dans des exploitations plus céréalières peuvent engendrer des risques d'explosion. »
Pourtant, un des premiers risques, qui passe un peu inaperçu par l'habitude, est celui engendré par les réseaux électriques. « C'est un risque majeur, confirme le technicien de la prévention. Il est à l'origine de 30% des incendies et provoque 200 décès par an. La manipulation des installations électriques est à laisser aux professionnels car les contraintes techniques, les compétences nécessaires deviennent fortes. Et une mauvaise installation devient vite dangereuse. Tant en matière de feu que de risque d'électrocution. » Alors plutôt que de vouloir gagner quelques centaines d'euros en faisant soi-même, mieux vaut ne pas tenter le diable et protéger correctement ses bâtiments qui en valent évidemment beaucoup plus.
L'électricité, premier risque
Pour évaluer le niveau des membres de l'assistance en matière de prévention, un quiz audiovisuel a été organisé permettant d'aborder certains points de la réglementation. C'est ainsi que l'on a pu apprendre qu'un extincteur à CO2 est parfaitement adapté aux feux d'origine électrique, essentiellement dans les boitiers, lors des démarrages. Il agit par étouffement des flammes et n'est pas corrosif pour l'installation. On sait désormais aussi que les installations électriques doivent passer en extérieur des panneaux sandwich à base de polyuréthane et de manière décollée de la paroi afin qu'un échauffement électrique n'y provoque pas une inflammation difficile à déceler et surtout à éteindre.
En matière de manipulation de produits chimiques, quelle que soit la nature, il est indispensable d'avoir accès à un point d'eau en permanence pour rincer des parties de peau qui pourraient être en contact. Le stockage de liquide dangereux doit comporter une cuve de rétention ou bien une double paroi dans le cas contraire.
Si un document unique d'évaluation des risques (DUER) est indispensable en cas de présence d'un salarié, d'un intervenant extérieur (vétérinaire par exemple) d'un apprenti, il incite surtout à examiner régulièrement les situations et à se poser les bonnes questions. Cet examen peut être favorisé par la présence du technicien préventeur, une visite offerte par Groupama Rhône-Alpes, qui permet d'avoir un regard extérieur vis-à-vis de situations concrètes auxquelles l'entrepreneur, le chef d'exploitation, ne fait plus attention par habitude. Ou par ignorance des évolutions réglementaires.