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Innovations dans la contention

Identification électronique des ovins/Sous l'impulsion de la fédération des alpages, le matériel de contention du bétail s'adapte aux conditions de l'élevage extensif et à l'identification électronique.
Innovations dans la contention
« La contention des animaux présente de nombreux risques professionnels pour les éleveurs et leurs salariés, a rappelé la fédération des alpages de l'Isère (FAI) lors de son assemblée générale, le 12 avril, à Allemont. En ce qui concerne les ovins, les principales pathologies humaines liées à la contention en situation pastorale sont les lombalgies, les chocs et les bousculades ». Quant à la contention des bovins dans des pratiques extensives, « les défauts de domestication peuvent en accroître les risques », souligne la FAI.
C'est pourquoi la fédération s'est engagée, aux côtés de la mutualité sociale agricole, dans le programme de gestion des espaces pastoraux à l'échelle du massif des Alpes Pastor'@lpes, coordonné par le service montagne des chambres d'agriculture de l'Isère, de Savoie et de Haute-Savoie, le Suaci, afin de proposer des cages de contention « les plus adaptées possible aux besoins de l'alpage et de l'élevage extensif ».
Mis au point en lien avec des éleveurs, des bergers et vachers, mais aussi des vétérinaires, inséminateurs, pareurs et d'autres prestataires de services de l'élevage, ces équipements ont été présentés par le chargé de mission contention du bétail de la FAI, Jean-Marie Davoine, et les constructeurs Dab system, Mazeron et Patura, dans la foulée de l'assemblée générale.
Tirer bénéfice de la réglementation
Les ovins et caprins devant être identifiés avec un repère électronique avant le premier juillet 2013, l'accent a été mis sur l'articulation entre équipements de contention, boucles électroniques, lecteurs, pockets et autres automates de pesée et tri automatique des animaux. Le responsable de l'identification des petits ruminants au sein de l'institut de l'élevage, Jacques Holtz, a ainsi décrit l'obligation de reboucler les troupeaux ovins et caprins comme l'opportunité d'améliorer la contention. « Contrairement à la France, qui accuse un sérieux retard en la matière, d'autres pays européens ont misé sur la contention et vont devoir adapter leurs installations à l'électronique. Nous, nous pouvons aborder les deux problématiques de concert et en profiter pour exploiter l'identification électronique pour le tri des animaux et le suivi de leur croissance, mais aussi leur alimentation, leur traite, leur traitement... Et il y a sans doute de nombreuses autres applications à imaginer, notamment en direction de l'aval, pour faciliter le suivi des mouvements ».
Sauf que « les outils restent relativement chers, reconnaît Jacques Holtz. Il faut compter environ 500 euros pour un bâton (lecture des boucles), 1 000 euros pour un système tout-en-un (bâton et pocket réunis) et 8 000 à 15 000 euros pour des systèmes fixes comme les installations de contention ». Les éleveurs ont suivi de près les démonstrations et explications des constructeurs, qui ont mis en avant la possibilité de s'équiper petit à petit. Mais les élevages isérois devraient investir de façon très progressive.
C.F.