Isère
Installation : la Chambre d'agriculture s'engage sur une politique ambitieuse
POLITIQUE/ La dernière session de la Chambre d'agriculture, qui s'est déroulée à Vienne le 15 avril, a permis d'enteriner le transfert des activités de l'Adasea à la Chambre. Le volet de l'installation a donc été largement évoqué, notamment par le biais de témoignages.
Depuis le 1er janvier, l'association départementale pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles de l'Isère (Adasea) a transféré l'ensemble de ses activités et de son personnel à la Chambre d'agriculture. Une décision qui fait suite au vote par l'Assemblée nationale de la loi de modernisation agricole, du 13 juillet 2010.
Une continuité sur la politique d'installation
Lors de la session de la Chambre d'agriculture qui s'est tenue le 15 avril à Vienne, (immédiatement après la dernière assemblée générale de l'Adasea, officialisant ainsi sa dissolution), le volet de l'installation a naturellement été évoqué. Deux porteurs de projets sont venus témoigner de leur expérience. Le but ? Montrer comment la Chambre d'agriculture a repris le flambeau de l'Adasea. Celle-ci s'est en effet engagée à poursuivre une politique volontariste en faveur de la transmission des exploitations et de l'installation en agriculture, définie par la charte signée par les Jeunes agriculteurs, le Conseil général, et l'Etat.
Objectif fixé : maintenir le nombre d'exploitations en Isère sur la période 2011-2013 avec une politique d'installation déclinée dans chaque territoire. La motion, votée lors de la session, affirme entre autres, que « l'objectif est de créer ou des conforter des comités locaux installation-transmission; qu'elle accompagnera les demandes de porteurs de projet orientés vers les circuits courts; ou encore que la diversité des projets et des candidats sera prise en compte par des parcours individualisés (...) ».
Le point accueil installation et les porteurs de projet
Les deux témoignages sont donc venus conforter cette orientation. Nathalie Marchal et Nicolas Carrara sont tous les deux en reconversion professionnelle, et ne sont pas issus du milieu agricole. Agée de 44 ans et enseignante de formation, Nathalie Marchal a un projet d'installation en apiculture dans le Trièves. Quant à Nicolas Carrara, il souhaite, à trente ans, s'installer en maraîchage avec un élevage de volailles (pondeuses et de chair) dans le pays viennois.
Tous les deux sont passés par le point accueil installation (PAI), premier interlocuteur des porteurs de projets en Isère. Il intervient très en amont de l'acte création/reprise d'activité agricole. « Cela a vraiment permis de dégrossir le travail à faire et éclaircir le projet, note Nicolas Carrara. J'ai le sentiment d'avoir été tout de suite bien compris et aidé. Je n'ai rencontré aucune difficulté ».
De son côté, Nathalie Marchal explique que c'est le stage de cinq jours, de l'idée au projet, qui lui a permis de débroussailler ses idées et « de faire le tour de tout ce que je devais faire avant de me lancer, concrètement, dans la réalisation du projet ».
Autre point évoqué : l'accès au foncier. Si Nicolas Carrara avoue avoir dû chercher un peu, faire preuve de curiosité pour réussir à acquérir un corps de ferme avec du terrain à côté, Nathalie Marchal l'a trouvé très rapidement : « Je l'ai eu au tout début de ma démarche. J'ai choisi l'apiculture en fonction du terrain. C'est vraiment ce dernier qui a entraîné tout le reste du projet ».
« Avec de la volonté, on peut y arriver »
Aujourd'hui, ils s'accordent pour dire qu'il « ne faut pas hésiter et foncer. Plus le parcours avance et plus c'est difficile, mais il ne faut pas se décourager ». Un discours qui a visiblement plu au président de la Chambre d'agriculture, Gérard Seigle-Vatte. « Cela fait du bien d'entendre des jeunes qui disent que nous les avons aidés, car on entend tellement souvent dire que l'on est mauvais... Ça fait plaisir ! ». Il a ensuite ré-affirmé la volonté de la Chambre d'agriculture de soutenir l'installation, « et il faut arrêter de dire que ça va mal, que tout est fichu, car on ne pourra pas intéresser les jeunes avec ce type de discours. Nous venons de voir qu'avec de la volonté, on peut y arriver ».
Lucile Ageron
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Adasea : un transfert d'activité dans la sérénité
Avant la session de la Chambre d'agriculture, s'est tenue l'assemblée générale de l'Adasea (association départementale pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles de l'Isère). Cette dernière a acté le transfert de ses activités à la Chambre d'agriculture. Yves François, dernier président de l'association, réagit : « Malgré des périodes de turbulences, (...) c'est avec un bilan positif que le transfert des activités a été engagé. L'activité installation-transmission va maintenant se poursuivre au sein de la Chambre d'agriculture avec la volonté de continuer une politique ambitieuse qui n'a jamais cessé de s'adapter aux évolutions de la profession agricole, qui doit elle-même être à l'écoute de la société qui l'entoure pour répondre à ses demandes dans le cadre du développement durable ».
LA
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Une continuité sur la politique d'installation
Lors de la session de la Chambre d'agriculture qui s'est tenue le 15 avril à Vienne, (immédiatement après la dernière assemblée générale de l'Adasea, officialisant ainsi sa dissolution), le volet de l'installation a naturellement été évoqué. Deux porteurs de projets sont venus témoigner de leur expérience. Le but ? Montrer comment la Chambre d'agriculture a repris le flambeau de l'Adasea. Celle-ci s'est en effet engagée à poursuivre une politique volontariste en faveur de la transmission des exploitations et de l'installation en agriculture, définie par la charte signée par les Jeunes agriculteurs, le Conseil général, et l'Etat.
Objectif fixé : maintenir le nombre d'exploitations en Isère sur la période 2011-2013 avec une politique d'installation déclinée dans chaque territoire. La motion, votée lors de la session, affirme entre autres, que « l'objectif est de créer ou des conforter des comités locaux installation-transmission; qu'elle accompagnera les demandes de porteurs de projet orientés vers les circuits courts; ou encore que la diversité des projets et des candidats sera prise en compte par des parcours individualisés (...) ».
Le point accueil installation et les porteurs de projet
Les deux témoignages sont donc venus conforter cette orientation. Nathalie Marchal et Nicolas Carrara sont tous les deux en reconversion professionnelle, et ne sont pas issus du milieu agricole. Agée de 44 ans et enseignante de formation, Nathalie Marchal a un projet d'installation en apiculture dans le Trièves. Quant à Nicolas Carrara, il souhaite, à trente ans, s'installer en maraîchage avec un élevage de volailles (pondeuses et de chair) dans le pays viennois.
Tous les deux sont passés par le point accueil installation (PAI), premier interlocuteur des porteurs de projets en Isère. Il intervient très en amont de l'acte création/reprise d'activité agricole. « Cela a vraiment permis de dégrossir le travail à faire et éclaircir le projet, note Nicolas Carrara. J'ai le sentiment d'avoir été tout de suite bien compris et aidé. Je n'ai rencontré aucune difficulté ».
De son côté, Nathalie Marchal explique que c'est le stage de cinq jours, de l'idée au projet, qui lui a permis de débroussailler ses idées et « de faire le tour de tout ce que je devais faire avant de me lancer, concrètement, dans la réalisation du projet ».
Autre point évoqué : l'accès au foncier. Si Nicolas Carrara avoue avoir dû chercher un peu, faire preuve de curiosité pour réussir à acquérir un corps de ferme avec du terrain à côté, Nathalie Marchal l'a trouvé très rapidement : « Je l'ai eu au tout début de ma démarche. J'ai choisi l'apiculture en fonction du terrain. C'est vraiment ce dernier qui a entraîné tout le reste du projet ».
« Avec de la volonté, on peut y arriver »
Aujourd'hui, ils s'accordent pour dire qu'il « ne faut pas hésiter et foncer. Plus le parcours avance et plus c'est difficile, mais il ne faut pas se décourager ». Un discours qui a visiblement plu au président de la Chambre d'agriculture, Gérard Seigle-Vatte. « Cela fait du bien d'entendre des jeunes qui disent que nous les avons aidés, car on entend tellement souvent dire que l'on est mauvais... Ça fait plaisir ! ». Il a ensuite ré-affirmé la volonté de la Chambre d'agriculture de soutenir l'installation, « et il faut arrêter de dire que ça va mal, que tout est fichu, car on ne pourra pas intéresser les jeunes avec ce type de discours. Nous venons de voir qu'avec de la volonté, on peut y arriver ».
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Avant la session de la Chambre d'agriculture, s'est tenue l'assemblée générale de l'Adasea (association départementale pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles de l'Isère). Cette dernière a acté le transfert de ses activités à la Chambre d'agriculture. Yves François, dernier président de l'association, réagit : « Malgré des périodes de turbulences, (...) c'est avec un bilan positif que le transfert des activités a été engagé. L'activité installation-transmission va maintenant se poursuivre au sein de la Chambre d'agriculture avec la volonté de continuer une politique ambitieuse qui n'a jamais cessé de s'adapter aux évolutions de la profession agricole, qui doit elle-même être à l'écoute de la société qui l'entoure pour répondre à ses demandes dans le cadre du développement durable ».
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