Jeulin, petit mais costaud
La société Jeulin est présente à la foire de Beaucroissant depuis 1998, c'est-à-dire depuis une époque où elle a franchi un pallier dans son expansion. Ce concepteur et fabricant français de matériel d'élevage est installé à Blois. La société a été créé en 1953, mais après sa transmission aux enfants du créateur en 1992, elle a connu plusieurs étapes de développement : en 1995, début des exportations en Europe et 1998, doublement de la surface des ateliers pour atteindre 6 000 m2. Car malgré sa dimension nationale, l'entreprise reste une PME avec environ 90 personnes à son service, dont une trentaine basée à Blois. « Toutes les foires auxquelles nous participons dans l'Hexagone, nous les faisons en tant que constructeur, souligne Bernard Charitour, directeur de la société. Nous répartissons ensuite les contacts pris à ces occasions auprès de nos concessionnaires. Le temps des vente conclues lors des foires, c'est fini. Nous sommes dans un domaine trop technique pour que les affaires se discutent rapidement. » Le temps de la réflexion est donc de mise, notamment du côté des acheteurs.
Automne intense
La saison des expositions est intense pour la marque : « En automne, nous démarrons par la foire de Chalons-en-Champagne, puis Beaucroissant, suivies du Space à Rennes, du Sommet de l'élevage à Clermont-Ferrand et enfin de la foire de Poussay dans la Somme. C'est un rythme effréné », concède le directeur. Mais les établissements Jeulin possèdent un gros atout pour cela : leur situation géographique : « Nous sommes situés au centre de la France avec un réseau d'autoroute à proximité. Cela nous met à une journée de camion de la plupart de ces points, souligne Bernard Charitour. Un élément important dans l'assistance que nous pouvons apporter à nos clients. » Car si les foires sont des moments cruciaux dans la vie de l'entreprise, « nous avons une spécialité, c'est d'aller chez nos clients avec notre distributeur local. Quand nous sortons de ces rencontres, nous savons exactement de quelle machine il a besoin. C'est essentiel dans notre relation avec les clients, car nous considérons que c'est dans la durée que l'on nous juge. Nous nous rapprochons donc de l'esprit allemand de ce point de vue. » Et s'il fait référence à ses concurrents d'outre-Rhin, l'homme n'a pas de complexe d'infériorité : « Les Allemands ont du beau et du bon matériel... mais nous aussi. Nous n'avons pas à rougir. Les constructeurs de composants de machines agricoles français sont aussi performants que les Allemands, nos sous-traitants sont hyper-dynamiques et très réactifs. » Et cet enthousiasme, le directeur l'applique également à son personnel : « Je suis entouré de gens compétents, de la secrétaire aux techniciens supérieurs. Chacun prend très à coeur son rôle sans empieter sur celui de son voisin. Il y a une vraie culture et un état d'esprit au service de l'entreprise et de ses clients. » Il reconnaît également que ce « n'est pas une question de formation mais plus de personnalité de chacun d'eux ». Alors avec tous ses atouts, le constructeur aborde l'avenir avec optimisme : « Le marché n'est pas saturé, dans la mesure où l'élevage connaît des tendances à la concentration : les besoins en matériel évoluent et nous devons les accompagner en proposant des machines performantes. » Y a plus qu'à.