Assises des territoires ruraux
L'agriculture largement évoquée
Le plan d'actions décidé à l'issue des Assises des territoires ruraux lancées il y a un an ne créée pas de nouvelles dépenses.
En lançant des Assises des territoires ruraux voici un an, le ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire affichait l'ambition à la fois d'accompagner les changements majeurs intervenus dans ces zones et de résorber les inégalités croissantes entre les campagnes qui continuent de se vider et celles qui parviennent à attirer habitants et entreprises.
L'agriculture, un thème central en Isère
En Isère, cette « nouvelle ambition pour les territoires » affichée par le gouvernement s'est principalement traduite par la tenue de deux réunions publiques à L'Isle-d'Abeau et à Vizille au mois de novembre dernier. L'agriculture faisant partie, avec le développement économique et le cadre de vie, des trois thèmes retenus par la préfecture de l'Isère pour ces Assises, elle a occupé une bonne place dans les débats. La participation des principaux responsables agricoles du département a permis de centrer le débat sur la préservation des terres agricoles. Sur ce sujet, les nombreux élus locaux également présents ont témoigné à la fois de leur volonté de conserver des espaces agricoles et de leur difficulté à le faire effectivement.
Les services de l'Etat, de leur côté, ont surtout mis l'accent sur la commercialisation en circuits courts, en droite ligne avec le discours du président de la République lors de la clôture des Assises des territoires ruraux au mois de février. Le plan d'actions en faveur des territoires ruraux adopté par le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) dans la foulée comprend une quarantaine de mesures sur l'accessibilité, le développement économique, la vie quotidienne et l'organisation des espaces ruraux.
Annonces nationales
En le présentant, le Premier ministre a notamment cité le financement de 250 maisons de santé entre 2010 et 2013 et le financement d'aides à la rénovation thermique par le biais du grand emprunt national, qui doit permettre de couvrir la moitié des dépenses programmées par ce plan d'actions. L'autre moitié proviendrait du « redéploiement » et du « fléchage » de moyens de l'Etat.
Si ce plan d'actions représente un budget de près de cinq milliards d'euros au total selon le gouvernement, celles portant sur l'agriculture ne génèrent pas de nouvelles dépenses. En effet, les trois seules mesures agricoles du plan d'actions concernent les circuits courts et il s'agit :
- de modifier le code des marchés afin de rendre la commande publique plus accessible aux producteurs,
- d'encourager, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'approvisionnement de la restauration collective en produits locaux,
- et de « valoriser les projets de commercialisation en circuits courts des produits ou ressources locales » par le biais de nouveaux pôles d'excellence rurale. « Les acteurs économiques ont jusqu'au 20 octobre pour répondre au nouvel appel à projets », signale Catherine Simon, chef du service Aménagement de la préfecture.
Cécile Fandos
L'agriculture, un thème central en Isère
En Isère, cette « nouvelle ambition pour les territoires » affichée par le gouvernement s'est principalement traduite par la tenue de deux réunions publiques à L'Isle-d'Abeau et à Vizille au mois de novembre dernier. L'agriculture faisant partie, avec le développement économique et le cadre de vie, des trois thèmes retenus par la préfecture de l'Isère pour ces Assises, elle a occupé une bonne place dans les débats. La participation des principaux responsables agricoles du département a permis de centrer le débat sur la préservation des terres agricoles. Sur ce sujet, les nombreux élus locaux également présents ont témoigné à la fois de leur volonté de conserver des espaces agricoles et de leur difficulté à le faire effectivement.
Les services de l'Etat, de leur côté, ont surtout mis l'accent sur la commercialisation en circuits courts, en droite ligne avec le discours du président de la République lors de la clôture des Assises des territoires ruraux au mois de février. Le plan d'actions en faveur des territoires ruraux adopté par le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) dans la foulée comprend une quarantaine de mesures sur l'accessibilité, le développement économique, la vie quotidienne et l'organisation des espaces ruraux.
Annonces nationales
En le présentant, le Premier ministre a notamment cité le financement de 250 maisons de santé entre 2010 et 2013 et le financement d'aides à la rénovation thermique par le biais du grand emprunt national, qui doit permettre de couvrir la moitié des dépenses programmées par ce plan d'actions. L'autre moitié proviendrait du « redéploiement » et du « fléchage » de moyens de l'Etat.
Si ce plan d'actions représente un budget de près de cinq milliards d'euros au total selon le gouvernement, celles portant sur l'agriculture ne génèrent pas de nouvelles dépenses. En effet, les trois seules mesures agricoles du plan d'actions concernent les circuits courts et il s'agit :
- de modifier le code des marchés afin de rendre la commande publique plus accessible aux producteurs,
- d'encourager, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, l'approvisionnement de la restauration collective en produits locaux,
- et de « valoriser les projets de commercialisation en circuits courts des produits ou ressources locales » par le biais de nouveaux pôles d'excellence rurale. « Les acteurs économiques ont jusqu'au 20 octobre pour répondre au nouvel appel à projets », signale Catherine Simon, chef du service Aménagement de la préfecture.