Marcilloles
L'alimentation, facteur-clé d'une bonne reproduction
Lors de la dernière assemblée générale de l'union départementale des éleveurs de Limousines de l'Isère, un point technique sur la reproduction a été présenté par Clotilde Genève, conseillère élevage de la Chambre d'agriculture de l'Isère. Des conseils bien accueillis par les éleveurs.
La reproduction. Voilà le thème technique développé par Clotilde Genève, conseillère élevage bovins allaitants de la Chambre d'agriculture de l'Isère et Stéphane Jolivet, de la coopérative d'insémination Eliacoop, lors de l'assemblée générale de l'union départementale des éleveurs de Limousines de l'Isère (Udelim 38). Pour l'occasion, la vingtaine d'éleveurs de l'association s'est réunie à Marcilloles, et a pu faire la connaissance des nouveaux adhérents, venus de Savoie et de la Drôme, comme l'a expliqué Fabrice Gentil, vice-président de l'Udelim 38. Compte-rendu des activités 2010, future participation aux concours d'élevage, contention des bovins, mais surtout échanges sur les pratiques ont été au cœur des débats. « En élevage allaitant, il faut arriver à un veau vivant par vache, par an », annonce Clotilde Genève. Objectif de sa présentation : donner des clés pour gérer au mieux les différentes étapes de la reproduction et surtout, « vous aider à identifier ce sur quoi vous pouvez influer ».
Grouper ou non les vêlages
Premier point : définir ses objectifs en fonction de l'orientation de son exploitation (élevage extensif ou intensif, naisseur strict ou naisseur engraisseur...). « Il faut aussi caler sa période de vêlage, car chaque saison a ses avantages et contraintes. L'éleveur doit décider de procéder à des vêlages groupés ou étalés. Cela dépend de plusieurs éléments, dont la taille du cheptel ou encore, le système de commercialisation », détaille la spécialiste. Et d'ajouter : « Si grouper les vêlages pose problème, il vaut mieux avoir deux périodes distinctes pour le vêlage. De plus en plus, certains en ont à l'automne et au printemps. Cela permet d'avoir tout le temps des veaux et d'adopter une conduite similaire pour tous ».
Après ces premières constatations, la technicienne a insisté sur l'importance de l'alimentation au moment de la reproduction, « car si elle est inadaptée, les conséquences peuvent être lourdes ». Des différences sont donc à noter entre les primipares, - qui doivent, par exemple, achever leur croissance une fois le veau né - et les multipares pour qui, il faut éviter une suralimentation en fin de gestation, « ou l'éleveur prend le risque d'avoir de gros veaux et des vaches paresseuses, se préparant mal, note-t-elle. L'alimentation est fondamentale, car si elle n'est pas adaptée, les pratiques de reproduction même les plus performantes ne donneront pas de bons résultats ».
Un veau vivant par vache et par an
En ce sens, elle a notamment indiqué l'importance des compléments en minéraux qui sont parfois peu utilisés par les éleveurs, pour des raisons économiques. « C'est vrai que cela coûte cher, mais si vos animaux développent des carences, il sera très difficile de les rattraper. Ça peut prendre des années! » Quant au choix d'une reproduction par insémination artificielle ou monte naturelle, Stéphane Jolivet a de son côté, fourni les éléments techniques nécessaires pour que les éleveurs puissent choisir l'une ou l'autre des solutions en fonction de leurs attentes. Car, selon les deux conseillers, le choix du mode de reproduction reste déterminant, « il en découle les pratiques à mettre en œuvre pour réussir et arriver à un résultat d'un veau vivant, par vache et par an ».
Lucile Ageron
Grouper ou non les vêlages
Premier point : définir ses objectifs en fonction de l'orientation de son exploitation (élevage extensif ou intensif, naisseur strict ou naisseur engraisseur...). « Il faut aussi caler sa période de vêlage, car chaque saison a ses avantages et contraintes. L'éleveur doit décider de procéder à des vêlages groupés ou étalés. Cela dépend de plusieurs éléments, dont la taille du cheptel ou encore, le système de commercialisation », détaille la spécialiste. Et d'ajouter : « Si grouper les vêlages pose problème, il vaut mieux avoir deux périodes distinctes pour le vêlage. De plus en plus, certains en ont à l'automne et au printemps. Cela permet d'avoir tout le temps des veaux et d'adopter une conduite similaire pour tous ».
Après ces premières constatations, la technicienne a insisté sur l'importance de l'alimentation au moment de la reproduction, « car si elle est inadaptée, les conséquences peuvent être lourdes ». Des différences sont donc à noter entre les primipares, - qui doivent, par exemple, achever leur croissance une fois le veau né - et les multipares pour qui, il faut éviter une suralimentation en fin de gestation, « ou l'éleveur prend le risque d'avoir de gros veaux et des vaches paresseuses, se préparant mal, note-t-elle. L'alimentation est fondamentale, car si elle n'est pas adaptée, les pratiques de reproduction même les plus performantes ne donneront pas de bons résultats ».
Un veau vivant par vache et par an
En ce sens, elle a notamment indiqué l'importance des compléments en minéraux qui sont parfois peu utilisés par les éleveurs, pour des raisons économiques. « C'est vrai que cela coûte cher, mais si vos animaux développent des carences, il sera très difficile de les rattraper. Ça peut prendre des années! » Quant au choix d'une reproduction par insémination artificielle ou monte naturelle, Stéphane Jolivet a de son côté, fourni les éléments techniques nécessaires pour que les éleveurs puissent choisir l'une ou l'autre des solutions en fonction de leurs attentes. Car, selon les deux conseillers, le choix du mode de reproduction reste déterminant, « il en découle les pratiques à mettre en œuvre pour réussir et arriver à un résultat d'un veau vivant, par vache et par an ».