Lycée agricole de La Côte-Saint-André
L'apiculture, une filière à fort enjeu
La nouvelle année scolaire est commencée depuis deux mois et déjà, le lycée agricole de La Côte-Saint-André s'attelle à la mise en place de nouveaux projets avec la création d'une licence professionnelle et surtout, d'un pôle apicole.
« Aujourd'hui, nous avons 220 colonies d'abeilles et une cinquantaine pour faire de la sélection. Le but est d'arriver à 500 colonies. Environ 200 seraient réservées pour de l'expérimentation, une centaine pour la formation, une cinquantaine pour la sélection et près de 150 pour produire du miel ». Jean-Philippe Magnière est le directeur de la ferme du lycée agricole de La Côte-Saint-André et il voit d'un bon œil la mise en place d'un futur pôle apicole au sein de l'établissement public local d'enseignements et de formations professionnelles agricoles de La Côte-Saint-André.
Un espace à dimension régionale
Un pôle qui devrait voir le jour début 2011 et qui devrait avoir une envergure régionale, selon Pascal Couvez, proviseur-adjoint au lycée agricole de La Côte-Saint-André. En effet, l'Adara (association de développement de l'apiculture rhônalpine) participera activement à la vie de ce nouvel espace. « Elle sera notre partenaire pour donner la ligne de conduite à suivre lors des expérimentations », raconte Jean-Philippe Magnière. Pascal Couvez ajoute : « Nous voulons créer, au niveau régional, un centre afin de développer la recherche sur les problèmes apicoles. Aujourd'hui, il y a un enjeu très fort sur cette filière. Nous aurons donc un outil de recherche parfait pour faire de la sélection et de la production d'essaims ».
Il sera donc un endroit privilégié pour dispenser des formations que ce soit pour des professionnels ou les amateurs. « Nous demandons aussi à ce que le BPREA (Brevet professionnel responsable d'exploitation agricole) apicole puisse se faire en apprentissage. Il y aura aussi des formations courtes comme les modules d'initiatives locales dispensés dans certaines formations comme les BTS. Dans ce cas-là, les étudiants pourront choisir, dans une liste, de suivre un module apicole », complète Pascal Couvez. Ainsi, ce dispositif viendra compléter l'offre déjà existante des formations du CFPPA (centre de formation professionnelle et de promotion agricole). « Le but est vraiment d'ouvrir ces enseignements à un public plus large », explique le directeur de la ferme du lycée.
Intégrer l'apiculture à d'autres enseignements
Pour mettre en place ce type de projet, c'est donc « le Conseil régional qui est maître d'ouvrage et finance son installation », précise-t-il. Concrètement, il rachète les deux bâtiments jouxtant la ferme agricole et appartenant à Agritabac. A l'intérieur, selon Jean-Philippe Magnière, seront aménagés une partie pour le stockage des ruches et une pour la production. Deux postes à temps complets seront créés : « Nous aurons besoin d'un responsable d'atelier et d'un salarié ». Et la construction d'une salle d'accueil est aussi prévue. Cet espace sera entièrement dédié à de futures visites d'élèves de différents niveaux scolaires car « notre rôle est aussi de montrer quelle est la fonction de l'abeille et pourquoi il est important de la sauvegarder », note Jean-Philippe Magnière. En ce sens, Pascal Couvez et l'ensemble de l'équipe administrative réfléchissent aux moyens d'intégrer l'apiculture, et plus largement la biodiversité, dans d'autres enseignements. « Nous voulons nous ouvrir au public scolaire général, avec la volonté de sortir des discours actuels qui placent d'un côté, les méchants agriculteurs et de l'autre, les gentils apiculteurs. Ce n'est pas aussi simple que cela ».
Lucile Ageron ----- ENCADRE ----------------------------------------------------------------------------------------------------
Septembre 2011
Ouverture d'une nouvelle licence
Dès la rentrée scolaire 2011-2012, le lycée agricole de La Côte-Saint-André lance une nouvelle formation : une licence professionnelle d'éco-conseiller en productions agricoles. « L'objectif est de former des gens qui seront ensuite capables d'accompagner les agriculteurs sur un diagnostic de leur exploitation et de les accompagner éventuellement vers des changements de pratique. Cela peut-être des diagnostics énergétiques pour faire des économies d'énergies ou environnemental pour une conversion en agriculture biologique », explique Pascal Couvez, proviseur-adjoint du lycée. Le but affiché de cette nouvelle formation est de ne pas rester dans le discours idéologique mais de privilégier la pratique et le terrain. Les enseignements théoriques seront dispensés par des enseignants de l'université Joseph-Fourier de Saint-Martin-d'Hères. Ceux plus techniques et pratiques seront enseignés par les professeurs du lycée en lien avec des organismes professionnels agricoles.
L.A.
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Un espace à dimension régionale
Un pôle qui devrait voir le jour début 2011 et qui devrait avoir une envergure régionale, selon Pascal Couvez, proviseur-adjoint au lycée agricole de La Côte-Saint-André. En effet, l'Adara (association de développement de l'apiculture rhônalpine) participera activement à la vie de ce nouvel espace. « Elle sera notre partenaire pour donner la ligne de conduite à suivre lors des expérimentations », raconte Jean-Philippe Magnière. Pascal Couvez ajoute : « Nous voulons créer, au niveau régional, un centre afin de développer la recherche sur les problèmes apicoles. Aujourd'hui, il y a un enjeu très fort sur cette filière. Nous aurons donc un outil de recherche parfait pour faire de la sélection et de la production d'essaims ».
Il sera donc un endroit privilégié pour dispenser des formations que ce soit pour des professionnels ou les amateurs. « Nous demandons aussi à ce que le BPREA (Brevet professionnel responsable d'exploitation agricole) apicole puisse se faire en apprentissage. Il y aura aussi des formations courtes comme les modules d'initiatives locales dispensés dans certaines formations comme les BTS. Dans ce cas-là, les étudiants pourront choisir, dans une liste, de suivre un module apicole », complète Pascal Couvez. Ainsi, ce dispositif viendra compléter l'offre déjà existante des formations du CFPPA (centre de formation professionnelle et de promotion agricole). « Le but est vraiment d'ouvrir ces enseignements à un public plus large », explique le directeur de la ferme du lycée.
Intégrer l'apiculture à d'autres enseignements
Pour mettre en place ce type de projet, c'est donc « le Conseil régional qui est maître d'ouvrage et finance son installation », précise-t-il. Concrètement, il rachète les deux bâtiments jouxtant la ferme agricole et appartenant à Agritabac. A l'intérieur, selon Jean-Philippe Magnière, seront aménagés une partie pour le stockage des ruches et une pour la production. Deux postes à temps complets seront créés : « Nous aurons besoin d'un responsable d'atelier et d'un salarié ». Et la construction d'une salle d'accueil est aussi prévue. Cet espace sera entièrement dédié à de futures visites d'élèves de différents niveaux scolaires car « notre rôle est aussi de montrer quelle est la fonction de l'abeille et pourquoi il est important de la sauvegarder », note Jean-Philippe Magnière. En ce sens, Pascal Couvez et l'ensemble de l'équipe administrative réfléchissent aux moyens d'intégrer l'apiculture, et plus largement la biodiversité, dans d'autres enseignements. « Nous voulons nous ouvrir au public scolaire général, avec la volonté de sortir des discours actuels qui placent d'un côté, les méchants agriculteurs et de l'autre, les gentils apiculteurs. Ce n'est pas aussi simple que cela ».
Dès la rentrée scolaire 2011-2012, le lycée agricole de La Côte-Saint-André lance une nouvelle formation : une licence professionnelle d'éco-conseiller en productions agricoles. « L'objectif est de former des gens qui seront ensuite capables d'accompagner les agriculteurs sur un diagnostic de leur exploitation et de les accompagner éventuellement vers des changements de pratique. Cela peut-être des diagnostics énergétiques pour faire des économies d'énergies ou environnemental pour une conversion en agriculture biologique », explique Pascal Couvez, proviseur-adjoint du lycée. Le but affiché de cette nouvelle formation est de ne pas rester dans le discours idéologique mais de privilégier la pratique et le terrain. Les enseignements théoriques seront dispensés par des enseignants de l'université Joseph-Fourier de Saint-Martin-d'Hères. Ceux plus techniques et pratiques seront enseignés par les professeurs du lycée en lien avec des organismes professionnels agricoles.
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