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Vente

L'aval à l'affût

Les grossistes cherchent des solutions pour attirer davantage les maraîchers bio.
L'aval à l'affût

Le marché bio bouge, et ils le savent. Les commerciaux étaient nombreux à se déplacer pour la journée dédiée à la vente en semi-gros organisée par l'Adabio*. Pour la société Recolter*, grossiste à destination de la restauration collective, le temps presse. « On a une croissance à deux chiffres mais notre catalogue de fruits bio est faible », explique la responsable. Puisque la production est rarement le seul frein, les grossistes s'efforcent de soulever les leviers. « Nous pouvons vous proposer un accompagnement technique et il est possible de travailler en Cuma pour les emballages », explique le commercial présent d'Agrobiodrôme. Et pour le transport ? Si l'agriculteur ne peut pas livrer, différentes solutions sont mises à disposition. Certains groupes peuvent venir chercher la production. D'autres organismes comme Le Relais local se chargent de faire le trait d'union entre producteurs et magasins biologiques. Il est aussi possible d'apporter sa production à la plateforme de production la plus proche. « On peut trouver une organisation qui nous permette de travailler ensemble », ajoute le responsable développement de L'Eau Vive.

Attirer des producteurs bio 

S'ils sont si enclins à proposer des solutions, c'est parce que les producteurs sont difficiles à attirer et à conserver. « On manque toujours de matières premières. Il faut pouvoir s'engager sur des volumes », explique la commerciale de La source du Verger, transformateur situé à Albertville. « On collectait plus de fruits à noyaux il y a 25 ans. Les jeunes n'ont pas toujours repris les exploitations de leurs parents », explique le commercial d'Agrobiodrome. Certains producteurs souhaitent d'abord se spécialiser en vente directe avant de proposer leurs produits sur ces marchés. « Si vous avez une vision plus large que les paniers vendus sur le marché, vous pouvez vous en sortir en vendant des hectares à des grossistes. Vous pouvez arrêter pour voler en vente directe ensuite », propose le commercial d'Agrobiodrome. « Commençons petit ou gros mais commençons ! », interpelle le responsable développement des magasins L'Eau Vive.

 

*Association pour le développement de l'agriculture biologique en Savoie, Haute-Savoie, Isère et dans l'Ain

* Restauration collective et territoires de Rhône