" L'environnement, une réalité concrète "
En quoi consiste le salon des études et des métiers de l'environnement dont la première édition aura lieu ce 19 novembre à Saint-Chef *?
« Ce salon s'adresse aussi bien à des jeunes collégiens, lycéens ou étudiants qu'à des personnes en recherche d'emploi. Il a vocation à rassembler dans un même site, des centres de formation et des professionnels capables de parler des cursus qu'ils proposent et des métiers qu'ils exercent dans les domaines de l'environnement et du développement durable. L'idée est de favoriser les échanges entre les jeunes et leurs parents qui se posent des questions sur les opportunités de ces secteurs d'activité et les structures qui offrent des débouchés. Nous souhaitons que ce salon se démarque des autres par une approche plus concrète et ludique des exposants qui seront présents avec du matériel et des démonstrations ».
Comment l'idée de sa création a t-elle émergé ?
« Au départ, nous avions pensé mobiliser le réseau des élus locaux pour organiser un salon étudiant à destination des collèges du secteur. Mais au fil de la mise en oeuvre de ce projet, nous avons estimé qu'il serait intéressant de lui donner une plus grande ampleur, compte tenu du potentiel démographique du territoire, de son tissu entrepreunarial et agricole et de l'existence de plusieurs filières de formation à proximité. Nous pensons être dans notre rôle de nous interroger et de chercher des solutions concernant l'avenir des jeunes de notre territoire. Car ils sont nombreux à ne pas savoir dans quelle voie se diriger. Le salon peut leur donner des idées ».
L'environnement et le développement durable sont des domaines dans l'air du temps. Ne pensez-vous pas qu'ils soient plus un effet de mode qu'un secteur d'avenir ?
« Au contraire, je suis convaincu de l'ampleur qu'ils vont prendre dans les entreprises. Quand on parle d'environnement, on pense d'abord aux espaces naturels, à l'agriculture, aux paysages, mais ils ne sont qu'une partie de ces domaines. Aujourd'hui, toutes les entreprises, même celles qui a priori n'ont pas de lien direct avec l'environnement, doivent s'y intéresser, et veiller à leur consommation d'énergie, d'eau, à leur gestion des déchets... Du coup, de nombreux métiers « verdissants » se développent. Si l'engouement pour ces sujets est, il est vrai, parti d'un effet de mode, je pense qu'ils sont aujourd'hui une réalité concrète porteuse de nouveaux emplois et débouchés ».
Dans quels domaines travaillent les structures et les entreprises qui participeront au salon ?
« Nous les avons regroupés en sept thématiques qui sont les espaces naturels et le tourisme, la construction, l'agriculture et l'entretien de la nature, la gestion de l'eau, l'énergie, la mobilité et la gestion et la valorisation des déchets. Nous accueillerons donc des points informations jeunesse (Pij), des MFR (Maisons familiales et rurales) et lycées en lien avec ces thèmes et de nombreuses entreprises comme les établissements Cholat, Renault, Citelib, une start-up lyonnaise dédiée au vélo, MTB recycling, Suez Environnement, ou structures comme le Syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Bourbre, le Syndicat intercommunal des eaux de Dolomieu Montcarra, le Sictom (Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) de Morestel ou l'Agence de mobilité Nord-Isère. Au total, 55 exposants viendront parler de leurs métiers et de leur quotidien ».
N'est-il pas difficile de faire se déplacer des centres de formation et des entreprises dans une commune rurale comme Saint-Chef ?
« C'est une question d'envie. C'est un sujet qui nous tenait à coeur depuis longtemps et sur lequel nous avons beaucoup travaillé. C'est comme cela que nous avons réussi à convaincre tous ces partenaires. Si Saint-Chef est bien une commune rurale, elle se situe à proximité immédiate du pôle urbain de Bourgoin-Jallieu et de villes nouvelles satellites, dans un secteur dynamique. Avec le regroupement des « Balmes Dauphinoises », de L’Isle Crémieu et du Pays des Couleurs effectif le 1er janvier 2017, nous espérons que de futures éditions de ce salon pourront être portées par cette nouvelle intercommunalité, dotée de moyens plus importants ».
* Il sera suivi le lendemain 20 novembre de la cinquième édition du salon de la Récup.