L'interprofession Lapin Grand Sud est née
L'interprofession Lapin Grand Sud est née lors du Sommet de l'élevage. C'est pour « répondre à ce qui a été entrepris par les collectivités territoriales » dans le cadre du nouveau découpage géographique des régions et pour créer une « dynamique » autour de la cuniculture, que cette nouvelle entité a été créée, comme l'a souligné son président, l'aveyronnais Guy Camboulives. Cette « interface régionale » va travailler en lien avec l'interprofession nationale dans différents dossiers tels la communication, la technique, ou encore le bien-être animal... et ce avec toute la filière de l'amont à l'aval.
Cette interprofession est donc présidée par un éleveur, Guy Camboulives qui sera secondé par quatre vice-présidents eux aussi du collège éleveurs : Philippe Marcoux (Loire) du Gelap Union, Nicolas Bardy (Cantal) du Gepacc lapins d'Occitanie, Christophe Galle (Ain) du Rabl et Francis Giraud (Ardèche) de la Sica Sud Est. Au poste de trésorier a été élu Jacques Joncour de Sanders Aurore avec pour adjointe Hélène Richard de l'entreprise Philicot. Le secrétaire est Daniel Bereyziat de Hypharm et son adjoint Pierre Ribot représentant les abattoirs.
Le conseil d'administration est composé de quatre collèges : éleveurs, amont avec la génétique, les fabricants d'aliments et les fabricants de cages, aval avec les abattoirs et les volaillers, et OPA. Sur cette région dont un de ses atouts principaux est sa zone de chalandise avec « trois gros pôles de consommations que sont Lyon, Clermont--Ferrand et St-Étienne », cette nouvelle dimension trouve toute sa logique. C'est en effet pour le président « un territoire qui se veut porteur d'espoir ». Cette interprofession sera appuyée dans ses chantiers par la chambre régionale d'agriculture, notamment à travers les liens à créer avec les élus. Et comme le souligne Nicolas Bardy, ce travail en concertation va permettre « de faire avancer la cuniculture sur l'ensemble de la région et, dans un même sens ».
Le président de la chambre régionale Auvergne-Rhône-Alpes, Gilbert Guignand, a annoncé vouloir « mettre en place un appui à la filière plus conséquent ». Et d'ajouter, « même si ce n'est pas tout rose pour les filières hors-sol, elles peuvent apporter des solutions » pour pallier « la course après les hectares » dans des productions traditionnelles.
Suzanne Marion