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Enseignement

L'Isère, en lice pour le trophée national des lycées agricoles

Pour la troisième année, le lycée agricole de La Côte-Saint-André participe au trophée national des lycées agricoles. Ce concours a lieu lors du salon international de l'agriculture et regroupe une quarantaine de participants. Rencontre avec les étudiants qui préparent activement ce challenge.
L'Isère, en lice pour le trophée national des lycées agricoles
Ils sont quatre. Quatre étudiants de BTS analyse et conduite de système d'exploitation au lycée agricole de La Côte-Saint-André, qui depuis octobre dernier, travaillent d'arrache-pied pour préparer le trophée national des lycées agricoles.
Ce concours aura lieu du mercredi 23 au dimanche 27 février, pendant le salon international de l'agriculture. Objectif ? Valoriser l'élevage bovins laitiers ou allaitants dans les exploitations pédagogiques de ces établissements d'enseignements agricoles. En Isère, celui de La Côte-Saint-André participe, pour la troisième année. Un challenge qu'ont accepté de relever les élèves, Anthony Nanche, Xavier Bourne, Ludovic Morfin et Stéphanie Ricquebourg-Lauret. Sur le salon de l'agriculture, ils vont se mesurer à une quarantaine d'autres établissements. « Depuis plusieurs mois, nous travaillons sur un blog, première épreuve du concours, pour présenter les activités de notre lycée. On a aussi créé une affiche qui doit présenter la région et les formations de l'établissement, et nous devrons l'argumenter, en français et en anglais, sur le grand ring, au salon », commentent les étudiants.

Un entraînement intensif
Des épreuves plus techniques devront aussi servir à les départager : celles du clippage et toilettage d'un animal et sa présentation. L'heureuse élue, une vache de race Montbéliarde, a été spécialement choisie par les élèves. « Ils se sont beaucoup entraînés, notamment à la tonte et à dresser la bête pour qu'elle marche calmement à côté d'eux, précise le proviseur adjoint Pascal Couvez, qui ne cache pas sa fierté de voir des étudiants s'investir autant dans ce projet. Ils se sont vraiment mobilisés en dehors des heures de classes et veulent réussir ce challenge. Le but n'est pas forcément de gagner, mais de créer une dynamique ». Même si de leur côté, les étudiants rêvent d'une petite récompense... « On a beaucoup travaillé, alors on espère un bon résultat au classement ». En attendant le jour J, ils ne perdent pas une minute pour continuer à s'exercer, avec l'aide d'Emeline Pellan, étudiante à Agro Paris tech* et en stage au lycée. Même si certains d'entre eux sont déjà allés au salon de l'agriculture, pour la seule fille du groupe, ce sera une grande première. « Je n'ai jamais vu de concours, alors ce sera l'occasion de voir comment cela fonctionne. Je pense que ce sera un bon moyen pour s'informer sur notre futur métier, d'échanger avec des agriculteurs et de continuer à apprendre ».
Lucile Ageron
*Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement